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	<title>Le Forum du Droit &#187; Juridique</title>
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	<description>Quelques réflexions de 2 étudiants de la Faculté de Droit de l'Université de Montréal...</description>
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		<title>Vers un meilleur équilibre?</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Feb 2008 15:38:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Dupont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Académique]]></category>
		<category><![CDATA[Course aux stages]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>

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		<description><![CDATA[Si les grands cabinets de la région de Montréal œuvrant en droit des affaires sont réputés pour les gros sous qui y sont joués et pour le haut calibre de leurs avocats, ils le sont également pour le travail acharné qui y est accompli ou ce que certains appellent parfois le culte des heures facturables.
 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">Si les grands cabinets de la région de Montréal œuvrant en droit des affaires sont réputés pour les gros sous qui y sont joués et pour le haut calibre de leurs avocats, ils le sont également pour le travail acharné qui y est accompli ou ce que certains appellent parfois le culte des heures facturables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">En tant qu’étudiant en droit dans une université québécoise, ce qu’on nous présente d’abord de ces grands cabinets, et ce dès nos premiers jours, ce sont les salaires et autres avantages astronomiques qui sont offerts aux stagiaires, mais également le mythe que de travailler dans un tel milieu c’est de renoncer à une vie personnelle très occupée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">Est-ce un mythe ou une réalité? En tant qu’étudiant, je n’ai pas encore eu la chance d’y travailler, donc je ne saurais répondre avec certitude. Toutefois, mes discussions avec nombreux avocats de ces cabinets me laissent à penser que ce n’est pas qu’un mythe. D’ailleurs, M. Lewandowski dans sa chronique « Affaires juridiques » publiée dans le journal <em>La Presse</em> du 11 octobre 2007 faisait le portrait de Me Maryse Bertrand, une associée réputée du cabinet Davies Ward Phillips &amp; Vineberg. On pouvait y apprendre que, occupée par plusieurs transactions d’envergure qui ont fait les manchettes, Me Bertrand n’a pris aucune journée de vacances en deux ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">Il faut bien prendre garde de ne pas généraliser. Il semblerait que ce ne soit pas la situation de tous les avocats qui pratiquent dans ce type de cabinets et que ceux qui travaillent des horaires parfois démesurés le font bien souvent par passion. De plus, les différents acteurs observent, et c’est là le sujet de cette chronique, une tendance à vouloir tenter d’en arriver à un meilleur équilibre entre la vie professionnel et la vie personnelle. Le point de départ étant que, de plus en plus, les étudiants qui sortent de l’université et qui vont devenir les futurs avocats de ces cabinets accordent une plus grande importance à ce critère dans leur recherche d’un stage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">Les sociologues auraient probablement plusieurs explications à donner à ce phénomène. Les baby-boomers diraient probablement que notre génération a trop été habituée à tout avoir sans trop travailler pour. Les étudiants répondraient peut-être qu’ils ne voient pas l’intérêt d’avoir des revenues mirobolants s’il est impossible d’avoir le temps libre pour en profiter ou tout simplement qu’ils croient possible d’avoir à la fois une vie personnelle riche et une carrière exceptionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">Peu importe ce qui explique ce changement de cap, il n’en demeure pas moins qu’il est facilement observable. Le « Law Student and Associate Recruitement Guide 2007 » publié par LEXPERT en est une illustration. Il s’agit d’un guide qui regroupe une panoplie d’informations pratiques et de commentaires de stagiaires et de jeunes avocats sur tous les grands et moins grands cabinets du Canada. La toute première information qui est indiquée pour chaque cabinet est le résultat du sondage à la question « How many total hours do you expect to docket this year? ». En plus de cette donnée numérique, on retrouve toute une section de commentaires sur le système d’heures facturables et de rémunération des cabinets. Également, le « Répertoire canadien d’employeurs juridiques – Section Québec 2008 » publié par les centres de développement professionnel des différentes universités québécoises à l’intention des étudiants qui participent à la course aux stages, a ajouté, cette année, un emplacement pour que les cabinets indiquent leur objectif d’heures facturables et non facturables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">Les cabinets sont aussi sensibles à cette réalité. En effet, nombreux sont ceux qui, dans leur brochure ou leur site internet destiné aux étudiants, indiquent accorder une importance particulière à cet équilibre. Par exemple, Heenan Blaikie, qui emploie pas moins de 450 avocats au Canada, indique dans sa brochure que : « L’un des traits particuliers de notre cabinet repose sur la ferme conviction qu’une vie équilibrée est indispensable à l’accomplissement d’une carrière enrichissante. » <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">C’est une question que, lors de la Journée Carrière organisée à la Faculté de Droit de l’Université de Montréal le 24 janvier dernier, j’ai beaucoup entendu de la part des étudiants qui faisaient le tour des différents cabinets et autres organismes présents à cet évènement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">Premier constat, tous les avocats à qui j’ai moi-même posé la question « comment envisagez-vous l’équilibre vie personnelle / vie professionnelle? » commencent leur réponse avec la même prémisse de base. Ils débutent tous en disant que la situation est semblable dans tous les cabinets et que c’est le métier d’avocat qui se veut être exigeant. Cela est vrai non seulement pour les grands cabinets, mais pour la majorité des milieux de pratique et je crois les étudiants sont conscients de cette réalité. Ce qui est encore plus intéressant est la suite que donnent les différents cabinets à cette réponse. Certains cabinets, comme c’est le cas par exemple de Davies Ward Phillips &amp; Vineberg ou de Ogilvy Renault, ont choisi de ne pas avoir d’objectif fixe d’heures facturables et de se concentrer plutôt sur la qualité du travail. Si ce système permet de diminuer la pression et la compétition entre les stagiaires et les jeunes avocats, on n’y travaille pas moins qu’ailleurs pour autant. C’est tout de même un système qui est apprécié par plusieurs. D’autres cabinets y vont d’un objectif fixe d’heures facturables, mais qui est légèrement moins élevé que la moyenne. C’est le cas de certains cabinets de taille moyenne (comme par exemple Spiegel Sohmer ou Lapointe Rosenstein) ou de cabinets de type boutique (Smart &amp; Biggar). Certains prévoient, tout en fixant un objectif de base qui est raisonnable, des bonus automatiques pour les heures facturables au-delà de l’objectif pour inciter ceux qui désirent se donner encore plus à fond.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA"><span> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">BCF est l&#8217;un de ses cabinets comme me l&#8217;a souligné Me Jean-Patrice Dozois lors d’un entretien. Ce bureau prévoit pour les professionnels un objectif qui est, selon Me Dozois, raisonnable dans le milieu des grands cabinets et facilement atteignable pour quiconque se donne la peine de travailler. L&#8217;avocat qui se contente d&#8217;atteindre cet objectif reçoit un salaire concurrentiel et rencontre aisément les attentes du cabinet. Toutefois, ceux qui désirent effectuer un nombre d&#8217;heures supérieur au quota demandé, allant jusqu&#8217;à atteindre ou dépasser le nombre d’heures parfois requis dans les cabinets les plus exigeants de Montréal ou Toronto, recevra pour sa peine un bonus de performance significatif<span>  </span>pouvant faire de lui un des avocats les mieux payés à Montréal parmi les avocats ayant une expérience et une pratique équivalente. Par contre, BCF fait également preuve d&#8217;une très grande flexibilité à ce niveau. Un avocat qui, pour diverses raisons personnelles particulières, désirerait avoir un horaire moins chargé pendant une période donnée peut s&#8217;entendre avec le comité administratif pour fixer un objectif d’heures adapté à sa situation en ajustant sa rémunération en conséquence. Des minimums d&#8217;intensité doivent toutefois être rencontrés. Évidemment, s&#8217;il se trouvait qu&#8217;un avocat sous une telle entente finissait par atteindre l&#8217;objectif normalement fixé pour les professionnels, les bonus versés pour le dépassement de son quota ajusté feront en sorte qu&#8217;il se retrouvera avec le salaire qu&#8217;il aurait normalement reçu s&#8217;il n&#8217;avait pas demandé d&#8217;ajustement. Une telle flexibilité peut probablement s&#8217;expliquer en partie par la concentration élevée de jeunes avocats chez BCF. De telles ententes sont probablement possibles dans d&#8217;autres cabinets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">Ceci étant dit, ce n’est pas qu’en droit que l’on observe cette tendance. De nombreux articles dans les différents journaux et magazines sur le monde des affaires font état de cette réalité. Nombreux sont ceux qui prétendent que cette question sera une préoccupation grandissante des gestionnaires d’entreprise et sera souvent au cœur des négociations entre employeurs et cadres dans les années à venir. <span> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">Plus particulièrement dans le milieu des grands cabinets d’avocats, la tendance à la consolidation des marchés, aux fusions/acquisitions et à la création de méga compagnies ne risque pas de s’essouffler de si tôt. La demande pour des avocats hautement qualifiés et capables de piloter des transactions de plusieurs milliards se fera grandissante alors que bientôt les départs pour la retraite vont se faire en plus grand nombres que la graduation d’étudiants. Dans un tel contexte, permettre à cette main d’œuvre qui va se faire rare d’avoir un bon équilibre entre la vie professionnel et la vie personnelle risque d’être tout un casse-tête pour les cabinets. Plusieurs pistes de solutions font tranquillement leur chemin. Je pense notamment à une meilleure utilisation des outils technologiques et de télécommunication. Je pense également au télétravail et à la sous-traitance; idée mise en œuvre actuellement par <em>delegatus services juridiques</em>. Il sera intéressant de voir quelles solutions seront imaginées et s’imposeront puisque ce seront probablement les cabinets qui surmonteront le mieux cette difficulté qui rencontreront le plus de succès demain. Après tout, la grande richesse d’un cabinet d’avocat est les gens qui y travaillent…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'" lang="FR-CA">Note : cet article a également été publié sur <a href="http://www.droit-inc.com" target="_blank">Droit-inc.com</a> <o:p></o:p></span></p>
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		<title>PLEINS FEUX SUR LA COURSE AUX STAGES 2008</title>
		<link>http://www.forumdudroit.com/2008/01/26/pleins-feux-sur-la-course-aux-stages-2008/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Jan 2008 23:27:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reynaldo Marquez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Académique]]></category>
		<category><![CDATA[Course aux stages]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>

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		<description><![CDATA[ En prévision de la course aux stages 2007-2008, FORUM DU DROIT.COM a osé cogner aux portes des grands cabinets d’avocats actifs au Québec, histoire d’entendre de la bouche de leurs recruteurs comment s’y prennent pour embaucher des stagiaires.  L’arroseur, arrosé : l’espace d’un moment, les interviewers de six grandes firmes ont goûté à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: black" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><o:p><em><span> <span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">En </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">prévision</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">de</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> la course aux stages 2007-2008, FORUM DU DROIT.COM a </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">osé</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">cogner</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> aux </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">portes</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">des</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> grands cabinets </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">d’avocats</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">actifs</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">au</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">Québec</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">, </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">histoire</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">d’entendre</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">de</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> la </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">bouche</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">de</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">leurs</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">recruteurs</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> comment </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">s’y</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">prennent</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> pour </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">embaucher</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">des</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">stagiaires</span></span><span><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">. </span><u1:p><u1:p></u1:p> </u1:p></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">L’arroseur</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">, arrosé : </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">l’espace</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">d’un</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> moment, </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">les</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> interviewers </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">de</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> six </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">grandes</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">firmes</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">ont</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">goûté</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> à </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">leur</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">propre</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">médecine</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">, </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">alors</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">qu’ils</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">ont</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">été</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">interviewés</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">, </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">de</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">près</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">et</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">de</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">façon</span></span><span><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> non complaisante…</span><u1:p><u1:p></u1:p> </u1:p></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">Tout y passe. Les </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">salaires</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">, </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">les</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">critères</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">et</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">le</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">processus</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">de</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">sélection</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">des</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">candidats</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">vous</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">sont</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">dévoilés</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">dans</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">les</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">prochaines</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">lignes</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">, </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">afin</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">d’aller</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">au</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> fond </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">des</span></span><span class="mceitemhidden"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">vraies</span></span></em><span><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><em> affaires… </em></span><u1:p><u1:p></u1:p><em><br />
<span class="mceitemhidden">…À </span><span class="mceitemhiddenspellword1">vos</span><span class="mceitemhidden"> marques, prêts….</span></em></u1:p></span><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><u1:p></u1:p><u1:p><br />
<strong><br />
<span class="mceitemhidden">Le </span><span class="mceitemhiddenspellword1">mythe</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> « </span><span class="mceitemhiddenspellword1">résultats</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">scolaires</span><span class="mceitemhidden"> mirobolants » </span><span class="mceitemhiddenspellword1">déboulonné</span><br />
<span class="mceitemhidden"><u1:p></u1:p>Les </span><span class="mceitemhiddenspellword1">étudiants</span><span class="mceitemhidden"> en </span><span class="mceitemhiddenspellword1">droit</span><span class="mceitemhidden"> f</span><span class="mceitemhiddenspellword1">ont</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">fausse</span><span class="mceitemhidden"> route </span><span class="mceitemhiddenspellword1">s’ils</span><span class="mceitemhidden"> persistent à </span><span class="mceitemhiddenspellword1">croire</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">seuls</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">résultats</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">scolaires</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">mirobolants</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">leur</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">ouvriront</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">portes</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">d’un</span><span class="mceitemhidden"> grand cabin</span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">d’avocats</span><span class="mceitemhidden">. </span><span class="mceitemhiddenspellword1">L’embauche</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">stagiaires</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">dépend</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">aussi</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">critères</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">autres</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> notes.</span><br />
</strong></u1:p><u1:p></u1:p>REYNALDO MARQUEZ</span></o:p></font></span></p>
<p><span style="color: black" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><o:p><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
<span class="mceitemhiddenspellword1"><u1:p></u1:p>L’expérience</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> vie, la </span><span class="mceitemhiddenspellword1">personnalité</span><span class="mceitemhidden">, la performance en </span><span class="mceitemhiddenspellword1">entrevue</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> la </span><span class="mceitemhiddenspellword1">connaissance</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">l’anglais</span><span class="mceitemhidden"> f</span><span class="mceitemhiddenspellword1">ont</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">aussi</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">partie</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">critères</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">analysés</span><span class="mceitemhidden"> par </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">recruteurs</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> grands </span><span class="mceitemhiddenspellword1">bureaux</span><span class="mceitemhidden">, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">au</span><span class="mceitemhidden"> moment </span><span class="mceitemhiddenspellword1">d’embaucher</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">stagiaires</span><span class="mceitemhidden">.</span><span class="mceitemhiddenspellword1"><u1:p></u1:p>C’est</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">pourquoi</span><span class="mceitemhidden">, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">certains</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">étudiants</span><span class="mceitemhidden">, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">pourtant</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">avec</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">d’excellents</span><span class="mceitemhidden"> dossiers </span><span class="mceitemhiddenspellword1">académiques</span><span class="mceitemhidden">, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">n’obtiennent</span><span class="mceitemhidden"> pas </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> stages, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">tandis</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">d’autres</span><span class="mceitemhidden">, aux notes plus </span><span class="mceitemhiddenspellword1">faibles</span><span class="mceitemhidden">, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">sont</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">néanmoins</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">embauchés</span><span class="mceitemhidden">.</span></span></o:p></font></span></p>
<p><span style="color: black" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><o:p><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span class="mceitemhidden"><br />
</span><br />
<span class="mceitemhiddenspellword1"><u1:p></u1:p>Voilà</span><span class="mceitemhidden"> en </span><span class="mceitemhiddenspellword1">somme</span><span class="mceitemhidden"> ce qu’</span><span class="mceitemhiddenspellword1">ont</span><span class="mceitemhidden"> révélé </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">recruteurs</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> six </span><span class="mceitemhiddenspellword1">grandes</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">firmes</span><span class="mceitemhidden"> actives </span><span class="mceitemhiddenspellword1">au</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">Québec</span><span class="mceitemhidden">, d</span><span class="mceitemhiddenspellword1">ont</span><span class="mceitemhidden"> </span><strong><span style="font-family: Arial">BCF</span></strong>,<strong><span style="font-family: Arial"> Bélanger Sauvé</span></strong>, <strong><span style="font-family: Arial">Blake, Cassels &amp; Graydon</span></strong>, <span class="mceitemhidden"><strong>Fasken Martine</strong></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><strong>au</strong></span>,<strong><span style="font-family: Arial"> Fraser Milner Casgrain</span></strong><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> </span><strong><span style="font-family: Arial">Kugler Kandestin</span></strong><span class="mceitemhidden">, lors d’entrevues exclusives accordées </span><span class="mceitemhiddenspellword1">au</span><span> <em>FORUM DU DROIT.COM</em>, en </span><span class="mceitemhiddenspellword1">prévision</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> la course aux stages 2007-2008.</span><br />
<span class="mceitemhidden"><u1:p></u1:p>Les </span><span class="mceitemhiddenspellword1">étudiants</span><span class="mceitemhidden"> qui hésitent encore à participer à la course, qui débutera en février prochain, sous prétexte </span><span class="mceitemhiddenspellword1">qu’ils</span><span class="mceitemhidden"> ne </span><span class="mceitemhiddenspellword1">sont</span><span class="mceitemhidden"> pas </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> premiers </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> classe, devraient donc se raviser, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">ont</span><span class="mceitemhidden"> affirmé </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">recruteurs</span><span class="mceitemhidden">.</span></span><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span class="mceitemhidden"><br />
<u1:p></u1:p></span></span></o:p></font></span></p>
<p><span style="color: black" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><o:p><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span class="mceitemhidden"><br />
En eff</span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden">, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">étudiants</span><span class="mceitemhidden"> qui réussir</span><span class="mceitemhiddenspellword1">ont</span><span class="mceitemhidden"> à faire ressortir d’intéressantes facettes </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">leurs</span><span class="mceitemhidden"> candidatures pourraient tout </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> même retenir l’attention </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">recruteurs</span><span class="mceitemhidden">, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> obtenir une première </span><span class="mceitemhiddenspellword1">entrevue</span><span class="mceitemhidden">, en dépit </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> notes plus </span><span class="mceitemhiddenspellword1">faibles</span><span class="mceitemhidden">, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">ont</span><span class="mceitemhidden">-ils affirmé.<br />
</span></span></o:p></font></span></p>
<p><span style="color: black" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><o:p><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
<span class="mceitemhidden"><u1:p></u1:p>Les six </span><span class="mceitemhiddenspellword1">recruteurs</span><span class="mceitemhidden"> interrogés </span><span class="mceitemhiddenspellword1">ont</span><span class="mceitemhidden"> toutefois tenus à bien se faire comprendre </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> la population étudiante. Bien </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">d’autres</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">critères</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> notes </span><span class="mceitemhiddenspellword1">sont</span><span class="mceitemhidden"> considérés, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">étudiants</span><span class="mceitemhidden"> doivent garder à l’esprit une chose : </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> bonnes notes demeurent un critère </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">sélection</span><span class="mceitemhidden"> important, avertissent-ils.<br />
</span></span></o:p></font></span></p>
<p><span style="color: black" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><o:p><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
<strong><span style="font-family: Arial"><u1:p></u1:p>Révéler ses qualités</span></strong><strong><br />
</strong><span><u1:p></u1:p>Mais alors</span><span class="mceitemhidden">, est-ce qu’un candidat </span><span class="mceitemhiddenspellword1">avec</span><span class="mceitemhidden"> une moyenne généra</span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> C+ devrait envoyer sa candidature chez </span><span class="mceitemhiddenspellword1">vous</span><span class="mceitemhidden">? </span><u1:p></u1:p>«<em><span class="mceitemhidden"> Envoyez toujours votre curriculum vitae, si </span><span class="mceitemhiddenspellword1">vous</span><span class="mceitemhidden"> pensez avoir </span><span class="mceitemhiddenspellword1">d’autres</span><span class="mceitemhidden"> éléments qui devraient être pris en considération </span><span class="mceitemhiddenspellword1">dans</span><span class="mceitemhidden"> votre dossier </span></em>»,<span style="font-family: Arial"><em> </em></span>répond <strong><span style="font-family: Arial">M<sup>e</sup></span></strong><sup> </sup><strong><span style="font-family: Arial">Natalie Bussière</span></strong><span class="mceitemhidden">, associée </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> présidente du comité </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> recrutement chez Blake, Cassels &amp; Graydon.<u1:p></u1:p>Par exemp</span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden">, un candidat qui aurait très bien réussit un premier baccalauréat, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">dans</span><span class="mceitemhidden"> une autre discipline </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">droit</span><span class="mceitemhidden">, gagnerait à </span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> mettre en évidence </span><span class="mceitemhiddenspellword1">dans</span><span> son dossier. « <em>La clé consiste à faire ressortir les</em></span><em><span class="mceitemhidden"> aspects positifs </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> votre dossier pour </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> nous puissions </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> considérer</span></em> », ajoute M<sup>e</sup> Bussière.<br />
<span class="mceitemhiddenspellword1"><u1:p></u1:p></span></span></o:p></font></span><span style="color: black" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><o:p><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span class="mceitemhiddenspellword1"> </span></span></o:p></font></span><span style="color: black" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><o:p><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span class="mceitemhiddenspellword1">L’expérience</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> vie </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">candidats</span><span class="mceitemhidden"> est en eff</span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> grandement prise en considération, confirme </span><strong><span style="font-family: Arial">M<sup>e</sup> Louise Violette</span></strong><span class="mceitemhidden">, avocate </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> responsab</span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> du recrutement chez Fraser Milner Casgrain.</span><u1:p></u1:p>« <span style="font-family: Arial"><em>Il s’agit</em></span> d’<em><span class="mceitemhidden">une donnée qui me tient beaucoup a cœur. Je teinte mon comité </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">sélection</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">avec</span><span class="mceitemhidden"> cela</span></em> », assure M<sup>e</sup> Violette.<u1:p></u1:p>« <em><span class="mceitemhidden">Un candidat aux intérêts diversifiés, qui joue </span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> piano, qui est maître nageur, qui a voyagé ou qui possè</span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> un premier baccalauréat </span><span class="mceitemhiddenspellword1">sont</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">candidats</span><span class="mceitemhidden"> qui nous intéressent </span><span class="mceitemhiddenspellword1">aussi</span></em> », confie-t-elle. « <em><span class="mceitemhidden">Nous avons déjà rejeté </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> dossiers honorab</span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> nous avons accepté </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> dossiers considérés plus </span><span class="mceitemhiddenspellword1">faibles</span><span class="mceitemhidden">, en raison </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">leur</span></em><span class="mceitemhidden"><em> profil multiculturel</em> », dit-el</span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden">.</span></span></o:p></font></span></p>
<p><span style="color: black" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><o:p><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span class="mceitemhidden"></span><br />
<span class="mceitemhidden"><u1:p></u1:p>Le contenu du curriculum vitae est </span><span class="mceitemhiddenspellword1">aussi</span><span class="mceitemhidden"> important, confirme </span><strong><span style="font-family: Arial">M<sup>e</sup> Yves Carignan</span></strong><span class="mceitemhidden">, associé </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> responsab</span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span> du recrutement<em> </em></span>chez Bélanger Sauvé. « <em><span class="mceitemhidden">Lors</span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> curriculum vitae est impeccab</span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden">, quant </span><span class="mceitemhiddenspellword1">au</span><span class="mceitemhidden"> texte, quant à la forme </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> l’originalité </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> sa présentation, je vais parfois donner sa chance </span><span class="mceitemhiddenspellword1">au</span><span class="mceitemhidden"> coureur, malgré ses quelques difficultés </span><span class="mceitemhiddenspellword1">scolaires</span></em> », avance M<sup>e</sup> Carignan. <u1:p></u1:p>« <em><span class="mceitemhidden">Il m’arrive souvent d’interviewer </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">candidats</span><span class="mceitemhidden"> qui </span><span class="mceitemhiddenspellword1">ont</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> C </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> C+ </span><span class="mceitemhiddenspellword1">dans</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">leurs</span><span class="mceitemhidden"> bulletins</span></em> », assure-t-il.</span></o:p></font></span></p>
<p><span style="color: black" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><o:p><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
<span><u1:p></u1:p><em>« J’aime croire</em></span><em><span class="mceitemhidden"> qu’il n’y pas juste </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> notes. Mais en affirmant ceci, je ne veux induire personne en erreur : quelqu’un qui n’aurait pas </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> bonnes notes aura beaucoup </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> difficultés à obtenir une </span><span class="mceitemhiddenspellword1">entrevue</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">dans</span><span class="mceitemhidden"> un grand cabin</span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span></em> », affirme <strong><span style="font-family: Arial">M<sup>e</sup> Christian Leblanc</span></strong><span class="mceitemhidden">, associé </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> président du comité </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> recrutement chez Fasken Martine</span><span class="mceitemhiddenspellword1">au</span><span class="mceitemhidden">. </span><sup><br />
</sup><u1:p></u1:p>« <em><span class="mceitemhidden">Une fois </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> nous avons </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> bonnes notes, il y a </span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> curriculum vitae du candidat, son expérience </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> vie, qui est étudiée chez nous, </span></em>explique M<sup>e</sup><span style="font-family: Arial"><em> </em></span>Leblanc<em><span class="mceitemhidden">. Il serait faux </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">croire</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> nous ne faisons </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> regarder un relevé </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> notes pour fonder notre choix.</span></em> »<u1:p></u1:p>« <span><em>Il faut avoir d’excellentes notes, on ne s’en sort pas</em> », affirme Me Christian Leblanc, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> Fasken Martine</span><span class="mceitemhiddenspellword1">au</span><span>. « <em>Par contre, il nous arrive de</em></span><em><span class="mceitemhidden"> faire </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> exceptions lors</span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> nous voyons un curriculum vitae étoffé </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> impressionnant</span></em> », confirme Me Leblanc.</span></o:p></font></span></p>
<p><span style="color: black" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><o:p><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><br />
<span class="mceitemhidden"><strong><u1:p></u1:p>La </strong></span><span class="mceitemhiddenspellword1"><strong>personnalité</strong></span><span class="mceitemhidden"><strong> du métier</strong></span><strong><br />
</strong><span><u1:p></u1:p>La personnalité</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">candidats</span><span class="mceitemhidden"> compte </span><span class="mceitemhiddenspellword1">aussi</span><span class="mceitemhidden"> pour beaucoup </span><span class="mceitemhiddenspellword1">dans</span><span class="mceitemhidden"> la </span><span class="mceitemhiddenspellword1">sélection</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">stagiaires</span><span class="mceitemhidden">, notamment lors </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> la secon</span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">entrevue</span><span class="mceitemhidden">, affirment </span><span class="mceitemhiddenspellword1">aussi</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">recruteurs</span><span class="mceitemhidden">. Leur </span><span class="mceitemhiddenspellword1">personnalité</span><span class="mceitemhidden"> doit bien cadrer </span><span class="mceitemhiddenspellword1">avec</span><span class="mceitemhidden"> la culture du cabin</span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden">, disent-ils.</span><u1:p></u1:p> « <em><span class="mceitemhidden">Chez BCF, nous recherchons un type </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">personnalité</span><span class="mceitemhidden"> particulier chez nos </span><span class="mceitemhiddenspellword1">stagiaires</span><span class="mceitemhidden">. Il faut </span><span class="mceitemhiddenspellword1">qu’ils</span><span class="mceitemhidden"> aient un profil d’entrepreneurs, à l’image </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> BCF. Nous recherchons </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> personnalités passionnées </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> enthousiastes pour partager </span><span class="mceitemhiddenspellword1">les</span><span class="mceitemhidden"> projets </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> notre cabinet </span></em>», affirme M<sup>e  </sup>Julie Doré.<u1:p></u1:p> « <em><span class="mceitemhidden">Il nous arrive d’éliminer </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">candidats</span><span class="mceitemhidden"> en deuxième </span><span class="mceitemhiddenspellword1">entrevue</span><span class="mceitemhidden">, même </span><span class="mceitemhiddenspellword1">s’ils</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">sont</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">d’excellents</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">candidats</span><span class="mceitemhidden">, lors</span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> nous avons l’impression </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">leur</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">personnalité</span><span class="mceitemhidden"> ne cadrera pas </span><span class="mceitemhiddenspellword1">avec</span><span class="mceitemhidden"> notre cabin</span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span></em><span class="mceitemhidden"> », affirme Me Natalie Bussière, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> chez Blake, Cassels &amp; Graydon </span><u1:p></u1:p>« <span style="font-family: Arial"><em>Ici</em></span>,<em><span class="mceitemhidden">ça me prend une coup</span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> A+ </span><span class="mceitemhiddenspellword1">dans</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> bulletin, mais </span><span class="mceitemhiddenspellword1">aussi</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> B. Si j’ai trop </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> C ou </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> D, ça ne passera pas </span></em>», affirme <strong><span style="font-family: Arial">Me Martine L. Tremblay</span></strong><span class="mceitemhidden">, associée </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> responsab</span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> du recrutement chez Kugler Kandestin. <u1:p></u1:p>Il s’agit </span><span class="mceitemhiddenspellword1">d’un</span><span class="mceitemhidden"> cabin</span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> bouti</span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> spécialisé en </span><span class="mceitemhiddenspellword1">droit</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">affaires</span><span class="mceitemhidden">, </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> 14 avocats, du centre-vil</span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> Montréal, qui assure verser à ses avocats </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">salaires</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">aussi</span><span class="mceitemhidden"> concurrentiels </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> ceux </span><span class="mceitemhiddenspellword1">des</span><span class="mceitemhidden"> gros.</span><u1:p></u1:p>«  <em><span class="mceitemhidden">Si quelqu’un m’arrive uniquement </span><span class="mceitemhiddenspellword1">avec</span><span class="mceitemhidden"> trop </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> C </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">de</span><span class="mceitemhidden"> D, pour </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> je </span><span class="mceitemhiddenspellword1">leur</span><span class="mceitemhidden"> laisse </span><span class="mceitemhiddenspellword1">leur</span><span class="mceitemhidden"> chance, il faut </span><span class="mceitemhiddenspellword1">que</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> c.v. soit vraiment, vraiment bon. Il faut </span><span class="mceitemhiddenspellword1">alors</span><span class="mceitemhidden"> voir comment la personne performe en </span><span class="mceitemhiddenspellword1">entrevue</span><span class="mceitemhidden">, comment el</span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> par</span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden"> </span><span class="mceitemhiddenspellword1">et</span><span class="mceitemhidden"> se tient. Puis là, ça pourrait passer, car en </span><span class="mceitemhiddenspellword1">entrevue</span><span class="mceitemhidden"> c’est autre chose : il faut </span><span class="mceitemhiddenspellword1">alors</span><span class="mceitemhidden"> voir la </span><span class="mceitemhiddenspellword1">personnalité</span></em><span class="mceitemhidden"><em> du candidat</em> », dit-el</span><span class="mceitemhiddenspellword1">le</span><span class="mceitemhidden">.</span></span><span style="font-size: 13pt; font-family: Arial" lang="FR-CA"><o:p></o:p></span><u1:p></u1:p></o:p></font></span></p>
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		<title>Est-ce que le CRTC peut réglementer Internet?</title>
		<link>http://www.forumdudroit.com/2008/01/12/est-ce-que-le-crtc-peut-reglementer-internet/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Jan 2008 16:52:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Dupont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[contrôle]]></category>
		<category><![CDATA[crtc]]></category>
		<category><![CDATA[réglementation internet]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 17 mai 1999, le CRTC a déclaré qu’il ne réglementerait pas internet. Le 31 octobre 2007 dernier, plus de 8 ans plus tard, le CRTC annonçait avoir commandé plusieurs études, dont le rapport sera publié en mars prochain, et que des audiences publiques se tiendront à la fin 2008 pour réévaluer la possibilité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 17 mai 1999, le CRTC a déclaré qu’il ne réglementerait pas internet. Le 31 octobre 2007 dernier, plus de 8 ans plus tard, le CRTC annonçait avoir commandé plusieurs études, dont le rapport sera publié en mars prochain, et que des audiences publiques se tiendront à la fin 2008 pour réévaluer la possibilité de réglementer internet. </p>
<p>Ma première réaction a été de penser que c’est un projet technologiquement fort audacieux que de réglementer internet. Comme beaucoup, jusqu&#8217;à très récemment, j&#8217;avais encore cette vision d&#8217;internet comme étant un vaste réseau décentralisé, sans frontières et soumis à peu ou pas de contrôle. Avant même de se questionner à savoir si le CRTC devrait réglementer internet, je réponds à la question préliminaire à savoir si le CRTC pourrait réglementer internet. Je ne sais pas exactement ce que le CRTC voudrait réglementer sur internet, que ce soit assurer une certaine proportion de contenu canadien ou bien réglementer la qualité du contenu en tant que tel (diffamation, pornographie, etc.) Mon analyse se veut donc très général en traitant de contrôle au sens large.<br />
 <br />
Lorsqu&#8217;on parle de réglementer internet, la première image qui me vient en tête c&#8217;est celle où le gouvernement encadre directement les différents sites qu&#8217;on peut visiter en partant de YouTube jusqu&#8217;au site &#8220;Geocities&#8221; d&#8217;un quidam en Australie. Cette hypothèse, à première vue, m&#8217;a semblé tout à fait irréalisable. Considérant la quantité phénoménale de sites web qui nous sont offerts sur la toile, comment espérer pouvoir exercer un contrôle efficace? Plus problématique encore, il ne faut pas oublier que, bien qu&#8217;internet nous semble être sans frontières, dans la vraie vie juridique les différents sites appartiennent et sont hébergés dans une multitude de pays. Se posent alors toutes les questions très intéressantes que vous avez vues ou verrez en droit international. Comme je le mentionnais précédemment, ma réaction initiale a donc été de douter de la possibilité technique de véritablement réglementer internet.<br />
 <br />
Toutefois, même sous cette forme de contrôle direct, il est possible, dans une certaine mesure, d&#8217;effectuer un contrôle. Première constatation, le site personnel &#8220;Geocities&#8221; de notre quidam intéresse ni les canadiens ni les autorités canadiennes. Dit autrement, comme dans tous les domaines, ce sont les très gros sites internet visités par des milliers de canadiens qui doivent être réglementés tout comme les autorités se concentrent plus sur les grosses importations de drogues que sur la simple possession du consommateur. Cette constatation répond à la préoccupation concernant la trop grande quantité de pages qu&#8217;on peut retrouver sur internet. Qu’en est-il de la question de souveraineté territoriale? Dans l&#8217;état actuel des choses, il est pratiquement impossible pour une autorité canadienne de contrôler directement un site qui est détenu et hébergé complètement à l&#8217;étranger. Toutefois, il faut savoir qu&#8217;il y a certains grands noms du web (YouTube, Google, eBay, Paypal, Skype, etc.) qui ont une présence au Canada. Certains ont simplement des serveurs hébergés au Canada pour offrir un service plus rapide aux internautes canadiens alors que d&#8217;autres ont des bureaux et des comptes de Banque au Canada. Comme cela a été démontré en France avec le cas &#8220;Yahoo&#8221; et en Australie avec l’affaire mettant en cause la version électronique du &#8220;Wall Street Journal&#8221;, cela fait toute la différence. Si une Cour canadienne se déclarait compétente pour poursuivre Google (par exemple), les tribunaux américains et Google pourraient bien nier la compétence de nos tribunaux, dans la mesure où Google a des comptes de Banques et des locaux à saisir à Montréal, un jugement canadien serait susceptible d&#8217;exécution rendant ainsi possible un contrôle effectif sur Google par les autorités canadiennes. Nous savons tous qu&#8217;un véritable contrôle ne peut être effectif et efficace que s&#8217;il y a des mécanismes coercitifs qui sont accessibles. Dans un tel cas hypothétique, Google aurait alors deux choix: reconnaitre l&#8217;autorité du Canada et se conformer à sa législation ou se retirer du Canada pour ainsi échapper à toute forme de contrôle effectif, mais perdant ainsi la possibilité de vendre de la publicité à des annonceurs canadiens. Il va de soit qu&#8217;un site entièrement détenu et opéré au Canada (CyberPresse.ca par exemple) peut facilement être réglementé comme le sont pratiquement tous les aspects de la société.<br />
 <br />
Ce ne sont cependant pas tous les sites qui ont une telle présence au Canada. Seuls les sites commerciaux d&#8217;une certaine envergure sont susceptibles d&#8217;avoir des biens saisissables au Canada permettant ainsi de donner plus de dents à la législation canadienne. Il pourrait pourtant être de la volonté des autorités canadiennes de vouloir intervenir en matière de pornographie juvénile, de piratage ou des questions de propriété intellectuelle en ne s&#8217;arrêtant pas aux frontières puisque ce contenu ne s&#8217;y arrête malheureusement pas lui. Nous venons d&#8217;établir qu&#8217;il est pratiquement impossible d&#8217;exercer un contrôle direct sur ce type de sites s&#8217;ils sont situés complètement à l&#8217;étranger. C&#8217;est là que mes lectures se sont avérées très intéressantes. Il existe, en effet, plusieurs solutions de contrôle indirectes auxquelles je n&#8217;avais pas pensé instinctivement bien qu&#8217;ayant une formation dans ce domaine. Il y a essentiellement deux procédés: s&#8217;attaquer directement aux destinataires ou s&#8217;attaquer aux intermédiaires de l&#8217;information. Par destinataires, on parle des internautes canadiens qui utilisent ou accèdent des sites ou services étrangers que les autorités canadiennes veulent contrôler. Cette méthode se justifie aisément en matière de pornographie, mais on imagine mal le CRTC arrêter des individus qui fréquentent des sites voyous qui ne respectent pas une éventuelle réglementation concernant la prédominance du contenu canadien. Cette technique est déjà utilisée en matière de pornographie juvénile. Par contre, en matière de violation de droits d&#8217;auteur, la GRC a récemment annoncé qu&#8217;elle ne poursuivrait pas directement les internautes canadiens qui téléchargent musique et films sur internet vu l&#8217;ampleur du phénomène et le manque de ressources.<br />
 <br />
Il y a quatre grandes catégories d&#8217;intermédiaires qui peuvent être ciblés pour tenter un contrôle indirect. La première catégorie d&#8217;intermédiaire sont les différentes compagnies qui opèrent le réseau qui transporte l&#8217;information entre le citoyen canadien et le site étranger. Même si un site est complètement hébergé et opéré à l&#8217;étranger, la communication qui s&#8217;établit entre ce site et un internaute canadien passe nécessairement, à un certain point, par une compagnie canadienne. Le plus souvent ce sera le fournisseur d&#8217;accès internet (FAI), la compagnie qui fournit à l&#8217;usager sa connexion à internet (ex.: Bell, Videotron, Telus, Cogeco, Shaw, etc.) Puisque ces compagnies sont canadiennes, elles tombent sous l&#8217;emprise des autorités canadiennes. Il pourrait donc être possible d&#8217;exiger de ces compagnies qu&#8217;elles filtrent l&#8217;accès à certains sites qui ne respectent pas la réglementation canadienne dans l&#8217;optique d&#8217;obliger ces sites à se conformer à cette législation. Encore une fois, il est impensable de dresser une liste exhaustive des sites non conformes, mais comme nous le mentionnons précédemment, ce ne sont pas tous les sites qui intéressent les autorités. Le contrôle n&#8217;a pas à être total pour être effectif.<br />
 <br />
Une deuxième catégorie d&#8217;intermédiaire sont les différents moteurs de recherche et portails d&#8217;information. Empêcher qu&#8217;un site en particulier apparaisse dans les résultats de recherche de Google n&#8217;empêche pas toute visite sur ce site, mais cela a tout de même pour effet de diminuer considérablement sa fréquentation. C&#8217;est une technique qui est déjà utilisée par plusieurs pays dans divers contextes. Google reçoit régulièrement des demandes pour que certains sites ne soient pas indexés sur la version localisée de son engin de recherche.<br />
 <br />
Une autre catégorie importante est constituée des banques, compagnies de cartes de crédit et autres institutions financières. On attaque directement l&#8217;institution qui fournit les modes de paiement à un site voyou en particulier pour ainsi lui couper les vives. C&#8217;est une méthode notamment utilisée pour attaquer les casinos illégaux hébergés à l&#8217;étranger. Il est plutôt mal aisé de faire rouler un casino sans avoir la possibilité de recueillir l&#8217;argent de ses joueurs par carte de crédit.<br />
 <br />
Le dernier intermédiaire, pour les fins de cette étude, est l&#8217;ICANN, l&#8217;entité qui gère l&#8217;octroi de noms de domaines et adresses IP. L&#8217;adresse IP est le numéro unique que doit détenir un ordinateur pour fonctionner sur internet alors que le nom de domaine est le nom facile à retenir que nous entrons pour accéder à un site internet (ex.: umontreal.ca, google.com, etc.). Sans ce nom de domaine, pour accéder à un site internet il faut connaître une série de chiffres qui ressemble à 64.233.161.104. C&#8217;est donc un autre bon moyen de couper l’accès à un site voyou que de lui retirer son nom de domaine. Cette technique est utilisée, entres autres, lorsqu&#8217;il y a violation de la propriété intellectuelle dans le libellé même du nom de domaine. Toutefois, l&#8217;ICANN est sous le contrôle du Département américain du Commerce, donc encore une fois des problèmes de droit international peuvent se poser.<br />
 <br />
Avant de conclure que le CRTC a les outils nécessaires pour exercer un contrôle effectif sur internet, il nous faudrait voir dans quelle mesure les sites, en particulier les sites qui ne sont pas destinés particulièrement au Canada, pourraient se conformer à la législation canadienne sans pour autant affecter l&#8217;expérience de navigation d&#8217;un internaute étranger. Il est peu probable qu&#8217;un étudiant ukrainien soit particulièrement intéressé à voir, en priorité, du contenu canadien lorsqu&#8217;il visite YouTube. Malheureusement, par manque d&#8217;espace et parce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une analyse beaucoup plus technique que légale, permettez moi simplement de vous dire qu&#8217;il est tout à fait possible d&#8217;identifier la provenance, jusqu&#8217;à un certain point, d&#8217;un internaute et d&#8217;adapter le contenu d’un site en fonction de cette donnée. Pour vous en convaincre, aller sur google.com et chercher &#8220;flowers&#8221;. Premier constat: normalement vous êtes arrivé directement sur google.ca, la version canadienne de Google. Deuxième constat: dans les résultats commerciaux qui s&#8217;affichent à la droite de l&#8217;écran, vous devriez normalement voir des vendeurs canadiens et/ou québécois.<br />
 <br />
En résumé, malgré l&#8217;idée que nous avons d&#8217;un internet libre, décentralisé et soumis à aucune autorité; il est tout à fait envisageable technologiquement que le CRTC puisse effectivement réglementer internet. Il ne reste plus qu&#8217;à se demander si le CRTC devrait le faire et, si oui, dans quelle mesure&#8230;<br />
 <br />
Note: cet article a été inspiré, notamment, par la lecture de l&#8217;excellent livre des professeurs de droit américain Jack Goldsmith et Tim Wu: &#8220;Who Controls the Internet? Illusions of a borderless world&#8221;, New York, Oxford University Press, 2006</p>
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		<title>Une première condamnée pour téléchargement illégal</title>
		<link>http://www.forumdudroit.com/2007/10/12/une-premiere-condamnee-pour-telechargement-illegal/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Oct 2007 19:41:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Dupont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mois dernier, dans mon article intitulé La Preuve.com, je vous parlais des problèmes de preuve en matière de cybercriminalité. Je me permets de faire un suivi sur la question puisque les tribunaux américains ont condamné, il y a 2 semaines, la première personne pour téléchargement illégale. 
 Bien que je suive le sujet dans l’actualité, j’ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Le mois dernier, dans mon article intitulé <em><a target="_blank" href="http://www.forumdudroit.com/2007/09/10/la-preuvecom/" title="La Preuve.com">La Preuve.com</a></em>, je vous parlais des problèmes de preuve en matière de cybercriminalité. Je me permets de faire un suivi sur la question puisque les tribunaux américains ont condamné, il y a 2 semaines, la première personne pour téléchargement illégale.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Bien que je suive le sujet dans l’actualité, j’ai été surpris d’apprendre qu’il s’agissait du tout premier procès en la matière alors que la <em>Recording Industry Association of America</em> (<em>RIAA</em>) est très active depuis déjà quelques années avec ce que certains qualifient de campagne de terreur. Tous se souviendront de logiciels de partage de fichiers musicaux comme <em>Morpheus</em> qui sont disparus dans les dernières années suite à la pression et <span> </span>les actions légales de cette association. Désirant intensifier sa lutte contre le piratage, la <em>RIAA</em> a ensuite entrepris de s’attaquer directement aux utilisateurs. C’est ainsi que, depuis quatre ans, 20 000 procédures judiciaires ont été entreprises. C’est seulement aujourd’hui qu’une d’entre elles donne lieu à un procès, car dans la très grande majorité des cas, les personnes poursuivies, sous la pression et par manque de moyens, décident de régler hors cours pour quelques milliers de dollars. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Jammie Thomas, une mère monoparentale de deux enfants du Minnesota, a choisi de ne pas plier aux chantages de la <em>RIAA</em> et a préféré débattre de la question dans l’arène publique. Les enquêteurs ont découvert que l’ordinateur de Mme Thomas partageait pas moins de 1700 fichiers musicaux sur le logiciel d’échange <em>KaZaa</em>. Elle était toutefois poursuivie par de grandes maisons de disques comme Sony BMG et Warner Bros pour seulement 24 de ces fichiers. Elle était passible d’une amende maximale de 150 000$ par morceau. Le jury, après quatre heures de délibération, l’a reconnue coupable de violation des droits d’auteur dans les 24 cas et l’a condamnée à verser un dédommagement de 9250$ par chanson soit un grand total de 222 000$. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Mme Thomas a toujours nié avoir téléchargé ces chansons. Son avocat, Brian Toder, a tenté de faire valoir les mêmes arguments que j’avançais dans mon dernier article. Puisque la poursuite n’avait en preuve que le pseudonyme de la personne responsable des téléchargements, « terreastarr », la défense a rappelé au jury qu’il devait être prouvé que c’est bien Jammie Thomas qui se cachait derrière ce pseudonyme. La poursuite a su toutefois faire la preuve que l’accusée utilise ce pseudonyme sur de nombreux sites internet ainsi que dans son adresse de courrier électronique. La défense a rappelé également que les experts n’ont pas pu affirmer qu’il puisse être possible d’associer avec certitude l’adresse IP à l’ordinateur personnel de Mme Thomas. Me Toder a également prétendu que l’accusé a pu facilement être la victime d’un pirate informatique, d’un vol d’identité virtuelle, d’un virus ou que son ordinateur puisse être un <em>ordinateur zombie.</em> Cependant, aucune preuve n’a été présentée à cet effet ni même pour démontrer la possibilité théorique de telles allégations. La défense a simplement évoqué ses possibilités pour tenter de faire naître un doute dans l’esprit des jurés et a rappelé que ce n’est pas à la défense de faire cette preuve.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">La poursuite n’a pas eu à faire la preuve que Jammie Thomas avait <em>KaZaa</em> d’installé sur son ordinateur lorsque les enquêteurs ont examiné son disque dur. La <em>RIAA</em> n’a pas non plus eu à prouver que c’est bien Jammie Thomas qui était derrière le clavier lorsqu’ils ont obtenu la liste des fichiers que l’ordinateur partageait sur internet. Le juge a indiqué au jury qu’il pouvait conclure à la violation des droits d’auteur seulement avec la preuve que Mme Thomas partageait des fichiers musicaux sur internet. La preuve qu’effectivement d’autres utilisateurs ont téléchargé ces chansons depuis l’ordinateur de la défenderesse n’a pas été requise.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">L’avocat en chef de la <em>RIAA</em>, Richard Gabriel, s’est dit très satisfait de ce jugement. Il croit avoir ainsi envoyé un message très clair à l’effet qu’ils sont prêts à aller à procès et qu’il vaut mieux régler hors cours. Si cela risque d’encourager fortement tous ceux qui sont ciblés par la <em>RIAA</em> à régler hors cours, il n’est pas tout aussi certain que ce jugement aura l’effet dissuasif recherché pour mettre fin au piratage. Selon l’organisme <em>BigChampagne</em>, depuis que la <em>RIAA</em> a commencé à viser des particuliers, le nombre d’utilisateurs qui échangent des fichiers sur internet a tout simplement triplé.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">La question de savoir si le téléchargement de musique est vraiment illégal au Canada est encore en suspend. Il semblerait que le téléchargement de musique ne serait pas en soi interdit par la loi; seul l’envoi de ces fichiers à d’autres utilisateurs le serait. Le problème étant que tous ces systèmes d’échange de fichiers reposent sur le principe que chacun doit envoyer des données pour pouvoir en recevoir. Je tenterai d’approfondir cette question ultérieurement. En attendant, je vous encourage fortement à ne pas prendre de chance et à ne pas télécharger de musique (ni même de films d’ailleurs) protégée par des droits d’auteur. Le prix des disques a considérablement baissé ces dernières années et il est désormais possible de télécharger en toute légalité su iTunes ou Archaumbault. Après tout, beaucoup d’entre nous sommes de futurs auxiliaires de justice… agissons ainsi!</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Note : Cet article a été publié dans le <em>Pigeon Dissident</em>, journal étudiant de la Faculté de Droit de l’Université de Montréal.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Note : Jammie Thomas a lancé un site internet pour recueillir des dons pour aider à payer ses honoraires d&#8217;avocat et éventuellement porter la cause en appel. Au moment d&#8217;ajouter cette note, Mme Thomas avait déjà reçu plus de 10 000$ US de dons. <a href="http://www.freejammie.com/">www.freejammie.com</a> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> </p>
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		<title>Une réforme en profondeur du système judiciaire québécois s’impose affirme le juge en chef de la Cour d’appel du Québec</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Sep 2007 23:44:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reynaldo Marquez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Les avocats québécois font fausse route s’ils persistent à se montrer réticents à l’idée d’une réforme en profondeur du système judiciaire, pour en faciliter l’accès à la majorité des Québécois, estime le juge en chef de la Cour d’appel du Québec.
Les coûts prohibitifs des frais d’avocats, la lourdeur des procédures et les longs délais sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Les avocats québécois font fausse route s’ils persistent à se montrer réticents à l’idée d’une réforme en profondeur du système judiciaire, pour en faciliter l’accès à la majorité des Québécois, estime le juge en chef de la Cour d’appel du Québec.</span></strong></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span></strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span></font><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Les coûts prohibitifs des frais d’avocats, la lourdeur des procédures et les longs délais sont parmi les principaux facteurs qui empêchent la majorité des Québécois d’accéder aux tribunaux, a affirmé à la mi-septembre le magistrat du plus haut tribunal du Québec, <strong><span style="font-family: Arial">Michel Robert</span></strong>.</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Résultat : seules les grandes entreprises et la population plus fortunée, qui disposent des moyens financiers, peuvent recourir plus facilement aux tribunaux. Ce qui n’est pas le cas pour la majorité des Québécois, a-t-il déploré.</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">« Le temps est venu de nous pencher sur une réforme en profondeur du système judiciaire québécois afin de faciliter l’accès à la justice de la population », a lancé le magistrat.</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Selon le juge Robert, cette réforme pourra être menée avec succès à condition que tous les acteurs du système judiciaire, dont les avocats, mettent l’épaule à la roue.</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">« Les avocats ont tort de croire que cette réforme est contre leurs intérêts financiers et corporatistes. C’est plutôt le contraire : les changements proposés favoriseront les avocats », a-t-il dit.</font></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Les membres de la profession ont plutôt intérêt à identifier des pistes de solutions de manière à éviter qu’une réforme imposée, par le législateur, penche en leur défaveur, croit le juge. </font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">« Les premiers à souffrir seront les avocats », a-t-il lancé.</font></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Le juge Robert a tenu ces propos à titre de conférencier invité, lors du lancement officiel des activités de la coalition Uni-Accès, le 12 septembre, à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Cette coalition, dont le mandat est de favoriser à la population l’accès à la justice, depuis les campus universitaires, est une initiative conjointe des étudiants des facultés de droit de l’Université de Montréal, McGill et l’UQÀM.</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Le bâtonnier du Barreau du Québec, Michel Doyon, la juge de la Cour d’appel Louise Otis, et le professeur Pierre Noreau, de l’Université de Montréal, ont aussi pris part à l’événement.</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Réforme souhaitée</span></strong></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span></strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Michel Robert est d’avis que cette réforme devrait se traduire, entre autres, par une hausse substantielle des seuils d’admissibilité à l’aide juridique, dont bénéficient surtout les plus démunis, afin de la rendre accessible à la majorité.</span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">« Lorsque le système de justice se fait peu accessible à la classe moyenne, qui est pourtant le principal bâilleur de fond de ce système, il faut s’inquiéter. »</span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Parmi les autres éléments de cette réforme, M. Robert penche en faveur d’accorder un plus large pouvoir d’intervention aux juges, lors du déroulement des instances. Cela aurait pour résultat d’accélérer les délais des procès et d’éviter qu’une autre affaire Castor Holdings se répète.</span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Cette affaire, considérée comme la plus longue des annales judiciaires canadiennes, a duré 10 ans devant la Cour supérieure du Québec, avant d’avorter la semaine dernière. </span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">L’affaire, qui <span style="color: black">a occupé la quasi-totalité de la carrière de juge Paul Carrière, devra être reprise à zéro. </span></span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="color: black">Elle oppose des investisseurs qui ont perdu 600 millions en 1992 dans la faillite de <a href="http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/section/LANSTEIN&amp;TaxIDList=20000116&amp;Word=Castor"><span style="color: black">Castor</span></a>, une société immobilière, ce qui représente aujourd’hui 1,5 milliard. </span></span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="color: black"></span></span><strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">L’exemple de l’Ouest</span></strong></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span></strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Le juge a aussi identifié d’autres pistes de réformes pour le Québec en se penchant sur les conclusions du rapport Brenner, sur la réforme du système de justice en Colombie-Britannique, publié en novembre 2006.</span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Parmi celles-ci, le juge Robert propose qu’avant de mettre en branle le système judiciaire, les parties aux litiges se rencontrent lors d’une réunion formelle. </span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">L’objectif de cette réunion serait de mieux identifier les problèmes à résoudre, explique le juge, qui siège aussi comme médiateur à la Cour d’appel.</span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">« Nous nous sommes rendus compte que dans les affaires de divorce, il arrive que le litige ne porte pas sur la garde des enfants ni sur la pension familiale. Le litige porte plutôt sur des affaires plus triviales comme celles du manque d’hygiène de l’un des deux partenaires », illustre-t-il. </span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">« Souvent, une fois cet aspect réglé le reste du conflit est réglé », assure le magistrat.Le fait qu’une minorité de litiges, tant civils que criminels, se soldent par un jugement, est un facteur qui milite en faveur de ce genre de mode alternatif de résolution de conflits, dit-il. </span></font></span></font></span></p>
<p align="center"><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">-30-</span><span style="font-family: Arial"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></font></span></font></span></p>
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		<title>La Preuve.com</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Sep 2007 23:35:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Dupont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit des technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Preuve et procédures]]></category>

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		<description><![CDATA[Malheureusement cet article ne traitera pas d’un nouveau site web créé pour aider les étudiants dans leur cours de preuves. J’ai plutôt choisi ce titre accrocheur pour attirer votre attention sur la problématique de la preuve en matière de cybercriminalité. C’est un sujet qui m’a toujours fasciné et encore plus particulièrement depuis que la RIAA [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Malheureusement cet article ne traitera pas d’un nouveau site web créé pour aider les étudiants dans leur cours de preuves. J’ai plutôt choisi ce titre accrocheur pour attirer votre attention sur la problématique de la preuve en matière de cybercriminalité. C’est un sujet qui m’a toujours fasciné et encore plus particulièrement depuis que la RIAA (<em>Recording Industry Association of America</em>) et la MPAA (<em>Motion Picture Association of America</em>) font une véritable chasse aux sorcières aux terroristes du web (comme ils semblent percevoir les jeunes de 13 ans qui téléchargent inconsciemment quelques MP3 ou encore les mères de famille qui n’ont aucune idée de comment faire) en utilisant des méthodes parfois douteuses qui finissent par donner des poursuites presque frivoles.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Également, la propagation du fléau qu’est le <em>phishing </em>(cette transposition au monde virtuel de la fraude classique qui consiste à se faire passer pour une autorité ou une entreprise légitime pour profiter de la crédulité, ou de l’ignorance, des gens pour leur voler leurs informations personnelles) m’a également mené à me questionner sur les difficultés de prouver, et par conséquent de poursuivre, ces crimes en pratique. J’ai fais quelques recherches sur la question et, à ma grande stupéfaction, je n’ai trouvé pratiquement personne qui se soit penché sur la question. Voici donc le résultat de ma recherche et de ma réflexion de quelques heures sur la question. Vous me pardonnerez évidemment de ne pas être aussi exhaustif que je le voudrais. Je vous propose de suivre le parcours que doivent suivre les corps policiers et les procureurs pour identifier les malfaiteurs, mais surtout pour confirmer leur identité.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Comme notion fondamentale, il faut comprendre que dès qu’un ordinateur est relié à internet il est identifié par un code numérique unique – l’adresse IP. C’est souvent cette seule information de leur agresseur qu’auront les victimes que ce soient le particulier qui se fait voler ses informations bancaires en répondant à un faux courriel supposément envoyé par sa Banque (<em>phisphing)</em>, les autorités qui cherchent à faire appliquer la législation entourant les droits d’auteurs ou les entreprises qui sont la cible d’attaque par ce qu’on appelle communément des « pirates » de l’informatique.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Vous vous en doutez probablement, l’étape suivante consiste à tenter d’associer cette adresse IP à un individu, ou au moins à un ordinateur. C’est ici que se dressent les premiers obstacles. N’importe qui, ayant moindrement de connaissances en informatique, peut dire de quel pays provient l’individu recherché et quelle organisation a fourni sa connexion à internet. À cette étape il y a 2 possibilités : soit il s’agit d’un fournisseur d’accès internet personnel comme Vidéotron ou bien il s’agit d’une institution (gouvernementale, institutionnelle ou une entreprise privée). Dans le premier cas, les fournisseurs conservent, durant un certain temps, l’information permettant d’associer adresse IP à leur client. Toutefois, cette information doit normalement être protégée par l’entreprise en respect de la <em>Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé</em>. Les rumeurs sont à l’effet que certains fournisseurs respectent mieux la confidentialité des informations de leurs clients (tels que Bell Sympatico) que d’autres (tels que Vidéotron). </span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Dans le deuxième cas, celui d’une institution, une difficulté supplémentaire se présente. Il faut savoir que le nombre d’adresses IP est limité et que, par conséquent, elles sont rares et relativement couteuses. Pour pallier à ce problème, les institutions publiques et privées ont recours à des procédés technologiques leur permettant d’utiliser une seule adresse IP pour tout leur parc informatique. En fait, c’est un peu le même principe qui s’applique si vous avez plus d’un ordinateur à la maison tous reliés à internet via un routeur. Dans ce cas de figure, comment savoir exactement de quel ordinateur provient l’acte frauduleux? C’est quelque chose de très difficile à déterminer, surtout s’il s’est écoulé beaucoup de temps entre l’évènement et l’enquête.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Une fois toutes ces épreuves surmontées et l’ordinateur identifié, si cela a été possible, il reste à déterminer qui l’a utilisé au moment de l’attaque. Dans le cas d’une résidence, la liste de suspects est courte et il est probablement facile de déterminer qui est le responsable. Dans le cas d’une entreprise privée où chaque employé a son propre poste informatique, c’est également assez facile. La tâche se complique quelque peu si l’ordinateur identifié est un poste mis à la disposition d’une multitude d’utilisateurs comme dans une bibliothèque par exemple.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Comme si tous ces obstacles courants n’étaient pas suffisants, il peut se présenter des cas particuliers. Notamment, ces dernières années nous avons connu une expansion fulgurante des réseaux sans-fils. Le problème est que la très grande majorité des réseaux sans-fils domestiques, et parfois même ceux des petites entreprises, ne sont aucunement sécurisés et sont ouverts au public. Si vous voulez en avoir la preuve, promenez vous en voiture dans quelques quartiers de Montréal armé de votre ordinateur portable et vous serez impressionnés de voir le nombre de réseaux auxquels vous pourrez vous connecter d’un simple clic de souris sans aucun mot de passe. Si l’ordinateur identifié fait donc parti d’un tel réseau, comment s’assurer que la personne recherchée ne s’est pas également promené dans les rues équipée de son ordinateur portable à la recherche d’un réseau non sécurisé?</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Même dans la situation la plus simple soit celle où l’ordinateur identifié serait le seul d’une résidence où une personne habite seule, il est possible que les choses se compliquent infiniment. Le cauchemar des experts en sécurité porte le nom d’«ordinateur <em>zombie</em>»<em>. </em>C’est ainsi qu’on désigne un ordinateur qui, en apparence, fonctionne très bien, mais qui a été en réalité infecté par un virus. Ce virus reste inactif jusqu’au jour où un esprit malveillant l’active pour pouvoir passer à travers cet ordinateur, l’utilisant comme relai, pour réaliser ses cyberdélits. 50 à 80% de tous le pourriel (<em>spam</em> en anglais) que vous recevez est envoyé par ces ordinateurs zombie de particuliers comme vous et moi. Si la personne suspectée par les autorités peut prouver que son ordinateur est effectivement un ordinateur infecté, ce qui est plutôt simple, comment être sur, encore une fois, qu’on a la bonne personne?</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Je finirai avec un dernier exemple. Vous avez sans doute déjà regardé un film ou une série télévisée comme <em>24</em> dans laquelle les « méchants » utilisaient plusieurs relais à travers le monde pour brouiller leur piste? Eh bien sachez que ce n’est pas du tout de la science-fiction et que cette technique pour brouiller les pistes est accessible à n’importe quel utilisateur lambda. C’est effectivement ce que vous permet de faire gratuitement le logiciel <em>Tor</em>. Le <em>leitmotiv</em> de ce système est l’anonymat pour tous et il n’est évidemment pas conçu pour les esprits malveillants, mais…</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">J’espère ne pas vous avoir perdu dans toutes ces technicalités. Si oui, imaginez un jury tout aussi néophyte que vous qui se ferait adroitement expliqué en détails tout cela par l’avocat de la défense… Dans ces conditions, comment établir la culpabilité hors de tout doute raisonnable des cyber-délinquants qui se font de plus en plus nombreux? <span> </span>Je crois qu’il sera, tôt ou tard, nécessaire que les juristes de demain que nous sommes réfléchissent à un encadrement législatif plus adapté à la cybercriminalité…</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Note: Cet article a été publié dans l’édition du 18 septembre 2007 du <em><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'">Pigeon Dissident</span></em>, journal étudiant de la Faculté de Droit de l’Université de Montréal.</span></p>
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		<title>Des étudiants en droit montent aux barricades</title>
		<link>http://www.forumdudroit.com/2007/08/20/des-etudiants-en-droit-montent-aux-barricades/</link>
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		<pubDate>Mon, 20 Aug 2007 05:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reynaldo Marquez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Droits et libertés de la personne]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>

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		<description><![CDATA[Des étudiants des trois facultés de droit montréalaises sont résolus à s’attaquer de front aux problèmes posés par le manque allégué d’accès à la justice.Pour ce faire, ils ont mis sur pied, le printemps dernier, une nouvelle coalition du nom d’Uni-Accès.Son objectif : multiplier les solutions face à ce problème. La première offensive a été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">Des étudiants des trois facultés de droit montréalaises sont résolus à s’attaquer de front aux problèmes posés par le manque allégué d’accès à la justice.</span></span><span style="color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">Pour ce faire, ils ont mis sur pied, le printemps dernier, une nouvelle coalition du nom d’Uni-Accès.</span></span><span style="color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">Son objectif : multiplier les solutions face à ce problème. La première offensive a été donnée par le coup d’envoi officiel des activités de la coalition, le 12 septembre dernier à l&#8217;UQÀM.</span></span><span style="color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">Uni-Accès, une initiative qui émane de Nicolas Désy, Andrée-Anne Bouchard-Desbiens et de Rachel Doran, a frappé dans le mille d’un mal qui préoccupe de près d’importants juristes québécois.</span></span><span style="color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">Ces trois étudiants en droit, respectivement de l’Université de Montréal, de l’UQÀM et de McGill, ont ainsi attiré de grosses pointures du monde juridique à leur événement, le mois prochain.</p>
<p>Le juge en chef de la Cour d’appel du Québec, Michel Robert, ainsi que sa collègue, la juge Louise Otis, ont prononcé une allocution favorable à une meileure accessibilité à la justice, lors de cet événement.</p>
<p>Le bâtonnier du Barreau du Québec, Michel Doyon, et le professeur Pierre Noreau, titulaire au Centre de recherche en droit public de l&#8217;Université de Montréal, ont aussi plaidé en faveur de la même cause.</p>
<p>Au cours de l’année scolaire, Uni-Accès compte maintenir une forte présence sur les campus universitaires. La coalition prévoit tenir des ateliers de discussions, deux fois par session, dans le cadre des mardis de la justice.</p>
<p>Ces ateliers prendront la forme d’un 5 à 7 auquel seront invités divers intervenants, dont des juristes, des étudiants ou des organismes communautaires, afin de discuter de thèmes liés à l’accès à la justice.</p>
<p>Le premier mardi de la justice aura lieu le mardi 2 octobre avec pour thème de renseigner les étudiants sur les carrières alternatives du droit, autres que celles offertes par les grands cabinets d’avocats.</p>
<p><strong>Créer une synergie</strong><br />
Selon l’une des fondatrices, Rachel Doran, l’objectif d’Uni-Accès est multiple. Au premier chef, il consiste à jeter un pont entre les différents intervenants préoccupés par l’amélioration de l’accès à la justice.</p>
<p>« Nous souhaitons créer un forum, un lieu de discussion où les associations étudiantes, les étudiants, les organismes communautaires et les avocats préoccupés par l’accès à la justice pourront échanger », explique-t-elle.</p>
<p>« Nous pourrons alors aborder les problèmes actuels mais aussi leur trouver des solutions », poursuit-elle.</p>
<p>L’idée est de créer une synergie entre les divers intervenants qui sont isolés, les uns des autres.</p>
<p>« Pour le moment, il y a plusieurs initiatives qui sont prises pour améliorer l’accès à la justice par les étudiants sur les différents campus, par des organismes et par des avocats », constate Rachel Doran.</p>
<p>« Mais ils ne communiquent pas entre eux. Uni-Accès espère favoriser cet échange, la communication entre les différents intervenants pour donner plus de force à leur voix. »</p>
<p>La coalition lance d’ailleurs un appel à tous. Elle affirme être notamment à la recherche d’étudiants qui souhaitent s’impliquer activement auprès des activités qui seront organisées au cours des mois à venir.</p>
<p><strong>Valoriser le Pro Bono</strong><br />
Au second chef, la coalition se propose à court terme de sensibiliser les étudiants en droit à l’importance du travail Pro Bono, soit le travail juridique bénévole ou à honoraire modique.</p>
<p>Or, les avocats québécois font piètre figure à ce chapitre comparativement à leurs homologues canadiens, qui s’y impliquent plus volontiers, déplore Andrée-Anne Bouchard-Desbiens.</p>
<p>Une autre idée d’Uni-Accès est de renverser cette tendance, dit-elle. « Les étudiants en droit d’aujourd’hui, sont les avocats de demain! On veut les sensibiliser à l’importance de l’éthique Pro Bono, pour qu’ils pensent à travailler bénévolement une fois qu’ils deviendront avocats. »</p>
<p>A plus long terme, Uni-Accès se propose d’approcher des avocats en exercice pour les sensibiliser à leur tour à cette réalité. Des organismes communautaires seront aussi approchés dans le même objectif.</p>
<p>En cette période de vacances, le représentent de l’Université de Montréal, au sein d’Uni-Accès, Nicolas Désy n’a pu être joint pour commenter.</p>
<p>La facette Pro Bono en est une primordiale de l’accès à la justice. Les trois étudiants fondateurs d’Uni-Accès avaient cet aspect à cœur. Ils sont en effet eux-mêmes les coordonnateurs du programme Pro Bono de leur facultés respectives.</p>
<p>Ce programme consiste à permettre à un étudiant en droit de faire un stage auprès d’un organisme communautaire aux prises avec des besoins juridiques.</p>
<p>Alors que l’UdeM octroie six crédits aux étudiants qui y participent, les facultés de McGill et de l’UQAM n’en créditent pas la participation.<br />
Un meilleur accès</p>
<p>Selon des données colligées par Uni-Accès, 80% de la population montréalaise n’a pas les moyens financiers d’accéder au système de justice, affirme Andrée-Anne.</p>
<p>Mais l’accès à la justice déborde le cadre des simples frais judiciaires, précise pour sa part Rachel Doran. « L’accès à la justice consiste aussi à rendre accessible l’information juridique aux citoyens pour qu’ils soient en mesure de mieux connaître et de mieux défendre leurs droits », opine Rachel Doran.</p>
<p>Par exemple? « J’ai travaillé dans une organisme communautaire auprès de personnes défavorisées ou atteinte de troubles mentaux », raconte Rachel, bachelière en développement humanitaire international.</p>
<p>« Souvent, certaines d’entre elles me posaient des questions sur l’accès au logement. Je ne savais pas quoi leur répondre. C’est bien d’avoir une Régie du logement au Québec, mais si les personnes ne disposent pas de l’information qui leur permettra de s’en saisir, ça ne sert pas à grand-chose », illustre-t-elle.</p>
<p><strong>Mardis de la justice</strong><br />
La coalition s’est aussi fixée pour but de recentrer le débat entourant l’engouement que suscite chez la communauté étudiante la course aux stages.</p>
<p>Pour ce faire, Uni-Accès tiendra un premier atelier de discussions sur ce thème, le 2 octobre prochain dans le cadre de son premier mardi de la justice.</p>
<p>« Le sujet des carrières alternatives en droit, autres que celles offertes par les grandes firmes, n’est qu’une des facettes d’un thème plus large qu’est celui de l’accès à la justice », affirme Andrée-Anne.</p>
<p>Les organisateurs souhaitent d’ailleurs que chaque intervenant de chaque faculté s’approprie et mette sur pied ces ateliers de discussions, sous les auspices des mardis de la justice, affirment les fondatrices d’Uni-Accès.</p>
<p>« Nous voulons que les personnes et organismes intéressés appellent Uni-Accès pour nous faire part du sujet qu’ils souhaitent aborder. Nous les aiderons ensuite à louer les locaux et à faire la publicité de leur événement », explique Rachel Doran.</p>
<p>Ces ateliers, prendront la forme d’un 5 à 7 auquel seront invités divers intervenants, afin de discuter de différents thèmes liés un tant soit peu à l’accès à la justice, dit-elle.</p>
<p>L’événement est aussi ouvert à des intervenants actifs en dehors du domaine juridique, qu’ils soient sociologues, économistes, journalistes, etc.<span style="font-size: 13pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"> </font></span><span style="font-size: 13pt" lang="FR-CA"><span style="color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"></span></span></p>
<p></span></span></p>
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		<title>Légitimité et fondement légal du droit à la mort digne au Canada</title>
		<link>http://www.forumdudroit.com/2007/04/04/legitimite-et-fondement-legal-du-droit-a-la-mort-digne-au-canada/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Apr 2007 05:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Dupont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Droits et libertés de la personne]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Brève étude des arguments, sociaux et juridiques, avancés à l&#8217;appuis des positions pour et contre l&#8217;euthanasie active et l&#8217;aide au suicide. Cette dissertation a été réalisée dans le cadre d&#8217;un cours de droit donc certains passages sont un peu plus techniques pour le néophyte (notamment la notion de principes de justice fondamentale), mais tout le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Brève étude des arguments, sociaux et juridiques, avancés à l&#8217;appuis des positions <em>pour</em> et <em>contre</em> l&#8217;euthanasie active et l&#8217;aide au suicide. Cette dissertation a été réalisée dans le cadre d&#8217;un cours de droit donc certains passages sont un peu plus techniques pour le néophyte (notamment la notion de principes de justice fondamentale), mais tout le côté social devrait pouvoir interésser un peu tout le monde. Bonne lecture!</p>
<p><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Introduction</span></strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">S’il existe bien une seule certitude toutes disciplines confondues, la mort est cette certitude. Malgré l’éternelle recherche d’une cure de jouvence et les développements technologiques effectués notamment dans le domaine du clonage et de la cryogénisation, nous n’avons toujours pas trouvé de moyen d’éviter l’inévitable. Cette question ne se pose donc pas. Par contre, la question de savoir quand et surtout comment nous allons mourir est beaucoup moins certaine et est, par conséquent, beaucoup plus discutée. Un des débats les plus virulents qui fait rage dans les sociétés occidentales depuis quelques dizaines d’années est la délicate question du droit à la mort digne. Nous étudierons tout d’abord la position de ceux qui ne voient aucun fondement légal ou social à un droit à la mort digne et qui sont donc opposés à la légalisation de l’euthanasie active et de l’aide au suicide. Nous analyserons ensuite la position opposée qui défend avec ferveur la légitimité et la légalité de ce droit. Avant toute chose, nous dresserons un bref tableau de la situation qui prévaut actuellement au Canada.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Afin d’éviter toute confusion de sémantique, nous tenons à indiquer dans quel sens nous emploierons quelques termes dans cette brève étude. L’euthanasie passive consiste à arrêter un traitement médical même si la mort du patient doit inévitablement s’en suivre. L’aide au suicide implique qu’une tierce personne, souvent un médecin ou un proche, fournisse au patient qui le désire les moyens, généralement un médicament, nécessaires pour qu’il puisse lui-même mettre fin à ses jours. L’euthanasie active est un geste positif posé par le médecin pour volontairement provoquer la mort du patient.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Au Canada, l’euthanasie passive est acceptée depuis quelques années autant du point de vue de la loi que du code de déontologie des médecins. En effet, il est reconnu que le patient doit consentir à toute intervention médicale et que le médecin ne peut s’opposer à son refus d’être traiter même si cela doit le mener à une mort certaine. La décision qui illustre le mieux ce principe est <u>Nancy B.</u> c. <u>Hôtel-Dieu de Québec</u><a name="_ftnref1" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[1]</span></span></span></span></a>.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour ce qui est de l’aide au suicide, l’article 241 du <u>Code Criminel</u><a name="_ftnref2" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[2]</span></span></span></span></a> l’interdit formellement et prévoit une peine d’emprisonnement maximale de quatorze ans. La personne qui pratiquerait une euthanasie active peut elle être accusée d’homicide volontaire coupable aux termes de l’article 222 du <u>Code Criminel</u>. La Cour suprême a d’ailleurs eu l’occasion de confirmer la validité de ces dispositions législatives dans le désormais célèbre arrêt <u>Sue Rodriguez</u> c. <u>Colombie-Britannique (Procureur général)</u><a name="_ftnref3" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[3]</span></span></span></span></a>. De plus, il faut souligner que, contrairement à certaines dispositions législatives qui sont valides mais ne sont pas appliquées, des poursuites ont été intentées pour meurtre par compassion<a name="_ftnref4" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[4]</span></span></span></span></a>, pour euthanasie volontaire active<a name="_ftnref5" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[5]</span></span></span></span></a> et pour aide au suicide<a name="_ftnref6" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn6"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[6]</span></span></span></span></a> encore très récemment<a name="_ftnref7" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn7"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[7]</span></span></span></span></a>. </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">1. Absence de fondement légal ou social du droit à la mort digne</span></strong><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span></strong><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">1.1 Un droit socialement inacceptable</span></strong><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span></strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Nombreux encore aujourd’hui sont ceux qui croient qu’il est tout à fait inacceptable que notre société puisse cautionner le meurtre et encourager les gens à s’enlever la vie en permettant l’euthanasie active et l’aide au suicide. Certains groupes de pression partagent cette position; c’est le cas notamment des associations de médecins et des philosophes, ou bioéthiciens, conservateurs. L’opinion de ces groupes a beaucoup de poids lorsque la question est débattue dans l’arène publique comme ce fut le cas lors des auditions du Comité sénatorial spécial sur l’euthanasie et l’aide au suicide qui a été mis sur pied peu de temps après la décision <em>Rodriguez</em>. Les deux principaux arguments qui appuient généralement la position de ces individus opposés à la légalisation de l’euthanasie sont le caractère immoral de la chose, mais surtout la théorie de la « pente glissante ». </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">En premier lieu, les médecins sont ceux à qui sont adressées les demandes d’euthanasie ou d’aide au suicide. C’est également eux qui ont à juger de la capacité du patient d’adresser une telle demande. Finalement, ce sont eux qui ont la lourde tâche de poser le geste menant à la mort de leur patient. C’est pourquoi les associations de médecins ont énormément d’influence sur le législateur lorsque la délicate question de la reconnaissance du droit à la mort digne est discutée. Or, ces associations ont toujours été contre l’euthanasie active. Elles défendent généralement leur position en soutenant que l’essence même de leur fonction est de promouvoir la vie et que de poser un geste positif pour provoquer la mort d’un patient va à l’encontre de l’éthique et bien au-delà du simple devoir de respect de la volonté du patient. <span> </span>L’Association médicale mondiale a affirmé sa position en 1987 alors que l’Association médicale canadienne en a fait de même en 1995<a name="_ftnref8" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn8"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[8]</span></span></span></span></a> et lors des auditions du Comité sénatorial spécial évoqué précédemment.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Le législateur n’aurait pas encore été de l’avant avec un projet de légalisation de l’euthanasie active également car il n’y aurait pas de consensus sur ce qui est moralement acceptable. Or, pour ce type de questions controversées, « la légalité s’appuie en général sur la légitimité morale »<a name="_ftnref9" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn9"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[9]</span></span></span></span></a>. L’avis des bioéthiciens sur l’aspect moral de la question a donc lui aussi une importance non négligeable dans les débats publics. Il y a un courant conservateur, le même qui était opposé à la légalisation de l’avortement, qui privilégie le caractère sacré de la vie plutôt que la liberté individuelle et qui condamne donc toute forme d’euthanasie active. Certains, comme l’américain Daniel Callahan, font même intervenir la religion en prétendant que permettre l’euthanasie active est reconnaître un droit de vie et de mort qui n’appartient qu’à Dieu<a name="_ftnref10" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn10"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[10]</span></span></span></span></a>.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Par contre, autant les associations de médecins que les bioéthiciens conservateurs acceptent que le médecin administre des médicaments contre la douleur à des doses qui peuvent avoir pour conséquence d’accélérer la venue de la mort. Ils justifient cette opinion en faisant une distinction au niveau de l’intention du médecin. Dans le cas d’une euthanasie active, le médecin pose un geste avec l’intention première de causer la mort du patient alors que dans le cas des soins palliatifs le médecin cherche avant tout à soulager la douleur du patient et non pas à provoquer sa mort.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Deuxièmement, l’argument de la « pente glissante » reçoit un appui beaucoup plus large à tel point que même les groupes en faveur de l’euthanasie se soucient de cette question tout en y apportant une réponse différente. La théorie de la pente glissante consiste essentiellement en la crainte que, même si on permet l’euthanasie active volontaire que dans des cas exceptionnels,<span>  </span>on risque d’ouvrir la porte à des abus ou de <em>glisser</em> vers une situation sociale qui n’était pas prévue. On craint notamment beaucoup que la légalisation de l’euthanasie active volontaire puisse permettre incidemment l’euthanasie active involontaire orchestrée, par exemple, par les proches d’une personne dont la mort procurera un bénéfice économique considérable. On s’inquiète aussi de la possibilité que certaines personnes demandent l’euthanasie alors qu’elles ne le désirent pas véritablement soit parce qu’elles sont simplement déprimées ou qu’elles n’ont pas toutes leurs facultés cognitives. </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Également, certains appréhendent un contexte social, dans lequel l’euthanasie volontaire active serait pratiquée, qui ferait pression sur les aînés au point qu’ils demandent l’euthanasie avec l’impression que leur vie n’a plus de valeur pour la société. Dans la même optique, on a peur que des considérations économiques fassent en sorte que les critères soient élargis et que la recherche sur les soins palliatifs soit ralentie. Toutefois, la théorie de la pente glissante n’est basée que sur ces craintes et n’est basée sur aucune étude empirique. </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">En bref, certains membres de notre société sont d’avis que l’intérêt de la collectivité, que ce soit sous l’angle du caractère sacré de la vie ou des dangers potentiels, doit primer sur l’intérêt individuelle et le droit à l’auto-détermination. Nous observerons maintenant dans quel sens se sont prononcés les tribunaux. </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"><span>            </span>1.2 Rejet du concept sur le plan jurisprudentiel</span></strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"></span><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span></strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Faute d’intervention du législateur dans ce sens, le seul moyen d’établir le fondement légal du droit à la mort digne est que les tribunaux reconnaissent que ce droit est garanti par la <em>Charte canadienne des droits et libertés</em><a name="_ftnref11" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn11"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[11]</span></span></span></span></a>. Le plus haut tribunal du pays s’est prononcé sur cette question dans l’arrêt <em>Rodriguez</em> et a accepté de reconnaître que la faculté d’une personne de décider quand et comment elle meurt est un droit fondamental. La Cour suprême a toutefois jugé, à une majorité de cinq juges contre quatre, que l’atteinte portée à ce droit par les dispositions du <u>Code Criminel</u> est conforme aux principes de justice fondamentale. Dans cette affaire, seul l’article 241 du <u>Code Criminel</u> prohibant l’aide au suicide était contesté, mais le raisonnement peut aisément se transposer à la question de l’euthanasie active. Étudions plus en détails les motifs du juge Sopinka pour la majorité qui ont mené à cette conclusion.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Premièrement, la Cour traite de l’argument du caractère sacré de la vie qui est avancé par certains comme nous l’avons vu précédemment. Elle reconnait que la vie est une valeur à considérer, mais n’accepte pas la proposition selon laquelle la vie l’emporte sur les autres valeurs telle que la liberté. En continuant son analyse de l’article 7 de la <em>Charte</em>, le juge Sopinka reconnaît que le droit à la sécurité de la personne inclut le droit à la mort digne :</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">« Il n&#8217;y a donc aucun doute que la notion de sécurité de la personne comprend l&#8217;autonomie personnelle, du moins en ce qui concerne le droit de faire des choix concernant sa propre personne, le contrôle sur sa propre intégrité physique et mentale, et la dignité humaine fondamentale, tout au moins l&#8217;absence de prohibitions pénales qui y fassent obstacle. »<a name="_ftnref12" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn12"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[12]</span></span></span></span></a></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">La disposition législative porte évidemment atteinte à ce droit. La Cour doit donc déterminer si cette atteinte est conforme aux principes de justice fondamentale. La question se pose alors de savoir quels sont les principes avec lesquels l’atteinte à la sécurité de la personne doit être conforme. Le juge Sopinka établit les critères dont il faut tenir compte dans cette recherche et ce qui retient notre attention est que ces principes doivent être « le fruit d’un certain consensus ». C’est cette notion qui rend d’autant plus pertinent le caractère socialement inacceptable du droit à la mort digne dans la recherche du fondement juridique de ce droit. </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">La Cour ayant rejeté l’argument du caractère sacré de la vie, décide de ne pas reconnaître le respect de la dignité humaine comme principe de justice fondamentale. Cela nous semble justifié puisque ce principe s’apparente à celui du caractère sacré de la vie. C’est plutôt la théorie de la pondération qui est adoptée; on pondère les intérêts de l’État à protéger la personne vulnérable avec l’intérêt de l’individu. Ainsi, la Cour examine pourquoi le législateur n’a pas légalisé l’aide au suicide jusqu’à maintenant et les raisons qui sont dégagées sont essentiellement les deux mêmes grands arguments présentés précédemment<a name="_ftnref13" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn13"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[13]</span></span></span></span></a>. Le tribunal fait également l’étude de la législation à l’étranger pour constater qu’il y a consensus au sein des démocraties occidentales à ce sujet. La distinction sur l’intention du médecin que font les associations de médecins entre l’euthanasie active et l’administration de médicaments pour soulager la douleur, mais à forte dose est retenue par la Cour : « les distinctions fondées sur l’intention sont importantes, et elles constituent en fait le fondement de notre droit criminel. »<a name="_ftnref14" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn14"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[14]</span></span></span></span></a> Finalement, le juge Sopinka en arrive à la conclusion que le seul consensus qu’il observe en est un à l’effet que la vie humaine doit être respectée. Ce consensus joint à la crainte des abus fait en sorte que l’atteinte portée par l’État au droit à l’autodétermination, au droit à la mort digne pour tous, ne va pas à l’encontre des principes de justice fondamentale. </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Sue Rodriguez plaidait, comme tous les défenseurs de l’euthanasie active, le droit à l’égalité dans le sens où une personne en santé peut se suicider en toute légalité alors qu’une personne handicapée ou simplement incapacitée physiquement par sa maladie ne le peut pas. D’une façon plutôt exceptionnelle, le juge Sopinka choisit de ne pas vérifier s’il y a vraiment atteinte à l’article 12 de la <em>Charte</em> et présume que c’est le cas pour passer directement à l’analyse de l’article premier. Il n’existe pas de « demi-mesure » qui permettrait de protéger tout autant la vie des personnes vulnérables et que même si c’était le cas, la crainte des abus est toujours présente.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">En résumé, la majorité de la Cour a reconnu dans cette décision que le droit à la mort digne est effectivement un droit constitutionnel, mais un droit qui peut, du moins à l’époque de la décision, être validement restreint essentiellement car les risques d’abus sont trop grands autrement et que le consensus est à l’effet que l’aide au suicide ne doit pas être permis. Nous passerons maintenant à la position opposée qui croit, pour différentes raisons, que notre société accepte désormais de reconnaître le droit à la mort digne.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">2. Le droit à la mort digne est fondé juridiquement et socialement</span></strong><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span></strong><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"><span>            </span>2.1 Un droit socialement acceptable</span></strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Tout d’abord, nous avons vu précédemment que les associations de médecin sont opposées à la légalisation de l’euthanasie active ou de l’aide au suicide et que leur position pèse lourd dans la balance lorsque vient le temps pour le législateur de réfléchir sur la question. Il convient d’apporter une nuance de taille à cette affirmation. En effet, lorsque les médecins sont interrogés individuellement, ils se déclarent en majorité en faveur de l’euthanasie volontaire et de l’aide au suicide. Cette réalité est observée depuis une vingtaine d’année à l’étranger, en Australie par exemple. Au Canada, des sondages effectués il y a une dizaine d’année dans toutes les provinces ont fait le même constat<a name="_ftnref15" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn15"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[15]</span></span></span></span></a>. Pourquoi les associations de médecin ne modifient-elles par leur position? Selon l’auteure Danielle Chalifoux, elles ne veulent pas publiquement et officiellement se prononcer en faveur de l’euthanasie active tant qu’elle constituera un crime. En même temps, le législateur attend, entres autres, que ces associations appuient un changement législatif avant de procéder dans cette voie. Nous sommes donc face à un cercle vicieux<a name="_ftnref16" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn16"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[16]</span></span></span></span></a>.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Ensuite, il est encore plus important de souligner que la population du Canada, et de plusieurs autres pays, est nettement en faveur de la légalisation de l’euthanasie volontaire active. En mars 1998, un quotidien a publié les résultats d’un sondage effectué sur la question au Canada et ces résultats parlent d’eux-mêmes : 76% des canadiens sont en faveur de l’euthanasie active et cette proportion n’a pas changé depuis 1991<a name="_ftnref17" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn17"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[17]</span></span></span></span></a>.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Finalement, non seulement les médecins et la population sont d’avis qu’il faut reconnaître le droit à la mort digne et changer la législation applicable, mais même l’exécutif est subtilement en faveur. L’exemple parfait pour illustrer cette réalité est le suivi de l’affaire <em>Rodriguez</em>. Bien que la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire de notre pays, se soit clairement prononcé contre, Sue Rodriguez a eu tout de même recours à l’aide d’un médecin pour se donner la mort. Les évènements se seraient même déroulés en présence du député fédéral Svend Robinson. Pourtant, aucune accusation n’a jamais été déposée dans ce dossier par la Colombie-Britannique. D’ailleurs, le gouvernement de cette province avait émis des directives à l’intention des procureurs de la Couronne pour limiter les cas où ils allaient poursuivre suite à un acte d’euthanasie volontaire ou d’aide au suicide. Dans les rares cas où des accusations sont déposées, elles sont souvent retirées ou mènent à des sentences symboliques<a name="_ftnref18" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn18"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[18]</span></span></span></span></a>.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Nous savons que l’euthanasie passive, soit l’arrêt d’un traitement médical, et l’administration de médicaments à forte dose dans le cadre de soins palliatifs sont permises. Cependant, il est permis d’aller encore plus loin et de se rapprocher dangereusement de la frontière du moralement inacceptable. Un des cas les plus choquant est celui d’un dénommé Corbeil<a name="_ftnref19" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn19"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[19]</span></span></span></span></a>. Dans cette affaire, la victime était un homme âgé de 35 ans, sportif et avec un bel avenir devant lui. Malheureusement, suite à un accident il est devenu quadraplégique. Tout en ayant les mêmes facultés mentales qu’il avait avant son accident, il se retrouvait condamné à vivre sans bouger dans un lit pour le restant de sa vie. Comme il n’avait pas besoin d’appareil de respiration artificielle, il ne pouvait demander d’être débranché pour mourir comme certains peuvent le faire en toute légalité. Il ne pouvait pas non plus lui-même commettre un geste positif pour se suicider étant paralysé. Puisque l’euthanasie active et l’aide au suicide constituent des crimes, il a dû se résoudre à demander à ne plus être nourri. Le tribunal a considéré que l’alimentation constituait effectivement un traitement et que par conséquent il pouvait refuser d’y consentir. Nos tribunaux ont donc permis que cet homme meurt de faim dans d’atroces souffrances alors que le législateur refuse de décriminaliser l’euthanasie active en partie pour une question de moralité. Il est également permis d’administrer un sédatif à un patient en phase terminale et d’arrêter alors de le nourrir et de l’hydrater.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">La grande critique qui est faite à l’égard de la théorie de la pente glissante est qu’elle n’a jamais été prouvée et n’est que simple conjecture. En réalité, les quelques éléments factuels qui peuvent être pertinents tendent plutôt à démontrer le contraire. Des auteurs font notamment le parallèle avec le débat entourant la contraception qui a lui aussi fait rage durant plusieurs dizaines d’années. Beaucoup craignaient alors les effets négatifs non prévus qu’aurait pu avoir la légalisation du contrôle des naissances. L’histoire leur donne tort puisque les gens ont maintenant plus de pouvoir sur leur vie et les progrès dans le domaine ne se sont pas arrêtés pour autant : cours prénataux, congés de maternités payés, congés de paternité, etc.<a name="_ftnref20" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn20"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[20]</span></span></span></span></a> De plus, les statistiques qui proviennent de Hollande, où les tribunaux ont permis l’euthanasie active dans certaines conditions, sont également encourageantes à cet effet. Pour certains, les abus que craignent tant le législateur et les tribunaux ont bien plus de chance de se réaliser présentement. Nous avons vu que même lorsqu’ils sont rapportés, les cas d’euthanasie active ou d’aide au suicide ne sont pas portés devant les tribunaux ou donnent lieu à des sentences réduites. En plus de ces cas rapportés, il y en aurait beaucoup plus qui se pratiquent officieusement. Comme la loi ne prévoit aucun encadrement, les risques d’abus sont beaucoup plus grands avec ces cas d’euthanasie clandestine que si la loi permettait de le faire au grand jour et d’une façon beaucoup plus encadrée et réglementée. En plus d’être légitime, pour beaucoup le droit à la mort digne aurait également un fondement constitutionnel.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"><span>            </span><strong>2.2 Un droit garanti par la <em>Charte</em></strong></span><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span></strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Nombreux sont ceux qui considèrent le droit à la mort digne comme un droit garanti sous la <em>Charte</em> que ce soit au niveau du droit à la liberté, du droit à la sécurité de sa personne, du droit à l’égalité voir même comme une facette du droit à la vie : </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">« Le droit à la vie et à la qualité de la vie n’implique-t-il pas qu’au moment où, diminué physiquement et psychologiquement, l’individu a perdu sa capacité minimale d’autonomie, il puisse choisir de mourir et de recourir à la science pour l’aider à organiser sa mort. »<a name="_ftnref21" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn21"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[21]</span></span></span></span></a></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Le caractère fondamental et constitutionnel de ce droit a été reconnu dans <em>Rodriguez</em>. Par contre, les limites apportées à ce droit ont été jugées comme conformes aux principes de justice fondamentale et justifiables dans le cadre d’une société libre et démocratique. Nous croyons, comme d’autres, que l’arrêt était déjà critiquable lorsqu’il a été rendu en 1993, mais surtout que aujourd’hui il ne correspond plus au contexte social.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">La première critique de taille est évidemment la forte dissidence de quatre juges, dont le juge en chef Lamer. Ce dernier, contrairement à la majorité, fait véritablement l’analyse de la question sous l’aspect du droit à l’égalité. Comme le prétendent encore aujourd’hui les défenseurs de la liberté individuelle, le juge en chef a considéré que l’art. 241 du <u>Code Criminel</u> crée une inégalité puisqu’il empêche une personne physiquement incapable de se suicider alors que le reste de la population le peut. Le droit à l’autodétermination et à l’autonomie de ces personnes est ainsi limité. Cette atteinte ne devrait pas être justifiée par l’article premier de la <em>Charte</em>, car le critère de proportionnalité n’est pas rempli. La disposition permet effectivement de protéger les personnes vulnérables. La loi a toutefois une portée trop large et englobe les personnes qui ne sont pas vulnérables. Cette portée excessive ne peut se justifier par l’éventualité non démontrée d’abus. Le juge aurait accordé une exemption constitutionnelle à Sue Rodriguez et aux autres dans sa situation à condition qu’une série d’exigences soient remplies pour justement éviter les abus. Cette procédure prévoit que la requête d’un patient soit présenté systématiquement devant une cour supérieure, que le médecin et un psychiatre indépendant s’assurent du caractère libre et éclairé de la décision du patient, que le coroner soit présent au moment de l’acte pour s’assurer que tout soit fait dans les normes, etc. Bref, le cadre imaginé par le juge Lamer nous semble très réfléchi et pourrait constituer une bonne base pour un éventuel projet de loi.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Les bioéthiciens plus libéraux critiquent également la distinction plutôt illusoire qu’a faite le juge Sopinka au nom de la majorité et que font encore aujourd’hui les médecins concernant l’intention. Rappelons le, l’administration de médicaments pour soulager le patient, même si le médecin sait consciemment qu’il accélère ainsi la mort de son patient, est permise, car alors l’intention du médecin n’est pas de tuer. Cette distinction est complètement arbitraire puisque seul le médecin connait véritablement son intention lorsqu’il vient à poser un acte. Un auteur expose toute l’ironie du problème avec un exemple. Une personne veut hériter de ses parents. L’un deux est sous respirateur artificiel alors que l’autre respire normalement. Pour le premier, il débranche simplement le respirateur alors que pour le deuxième il administre une dose létale de morphine. Dans les deux cas, l’intention est de causer la mort, mais pourtant la première démarche est tout à fait légale<a name="_ftnref22" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn22"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[22]</span></span></span></span></a>. </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Même s’il est à douter que la décision de la majorité de la Cour était bien fondée il y a près de quinze ans, nous croyons qu’elle ne l’est certainement plus aujourd’hui. En effet, la décision est basée en grande partie sur la notion de consensus social. Il est vrai, qu’à l’époque, aucun pays ne permettait l’aide au suicide ou l’euthanasie volontaire. La situation a bien changé depuis. L’euthanasie active est permise dans certaines circonstances particulières en Belgique depuis 2002. L’État de l’Oregon aux États-Unis permet l’aide au suicide. Aux Pays-Bas, l’euthanasie active est également permise à certaines conditions depuis une décision des tribunaux. En Suède et en Suisse, l’aide au suicide est tolérée. Finalement, il ne faut pas oublier que la population canadienne, les médecins et l’exécutif semblent tous en faveur d’un changement législatif. Puisqu’il y a désormais un consensus en faveur de la position opposée à celle qui prévalait à l’époque de l’arrêt <em>Rodriguez</em>, la Cour devrait reconnaître que l’atteinte portée au droit à la mort digne n’est plus conforme aux principes de justice fondamentale.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Conclusion</span></strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">En résumé, la législation actuelle est à l’effet que l’euthanasie active ainsi que l’aide au suicide soient des crimes punis avec sévérité, du moins en théorie. Par contre, l’euthanasie passive qui consiste à arrêter un traitement médical à la demande du patient ou de son représentent est autorisée. L’administration de traitements médicaux, le plus souvent de médicaments, qui a pour effet secondaire d’accélérer la mort du patient est acceptée du point de vue de la loi et du code d’éthique des médecins si l’intention première est de soulager la douleur de la personne.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">D’un côté, il y a de moins en moins d’appuis à la position contre la légalisation de l’euthanasie active. Ce sont principalement les associations de médecins, le législateur, certains philosophes et une mince proportion de la population qui s’y opposent encore aujourd’hui. Leurs deux principales armes sont l’importance du caractère immoral du geste à poser, mais surtout la théorie de la pente glissante selon laquelle décriminaliser ces actions revient à ouvrir toute grande la porte aux abus dont la possibilité que l’euthanasie active involontaire soit pratiquée ou que la société dévalorise les aînés. D’un point de vue juridique, la Cour suprême s’est penchée sur la question de l’aide au suicide. Elle a reconnu que le droit à la mort digne est un droit garanti par la <em>Charte</em>, mais a conclu, à une très faible majorité, que ce droit peut être restreint principalement à cause des risques d’abus et du consensus social de l’époque. </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">De l’autre côté, la position plus libérale semble avoir rallié, dans la plupart des sociétés occidentales, une très forte majorité de la population. En effet, nous avons vu que les médecins sont individuellement en faveur de l’euthanasie bien que leurs associations officielles continuent de défendre la position opposée. Également, tous les sondages faits depuis quelques années montrent que plus de 75% de la population canadienne est favorable. Même l’exécutif tolère de plus en plus l’euthanasie et l’aide au suicide puisque des accusations sont rarement déposées. D’ailleurs, nous avons vu que aucune accusation n’a été portée dans le cas de Sue Rodriguez malgré la position sans équivoque du plus haut tribunal du pays.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Le positionnement de certains sur l’aspect moral de la question nous semble difficilement justifiable. On s’oppose à l’euthanasie et à l’aide au suicide prétextant qu’il est tout à fait immoral ou contre l’éthique pour un médecin de poser un geste positif qui revient littéralement à tuer son patient. Par contre, ces mêmes opposants acceptent tous qu’on coupe la nutrition et l’hydratation d’un patient pour le laisser mourir d’une longue agonie. Quelle situation est-elle vraiment la plus moralement acceptable? Le fait de laisser mourir quelqu’un lentement dans d’atroces souffrances ou le fait d’aider quelqu’un, toujours selon sa volonté, à mourir rapidement, dignement et sans douleur? Nous sommes d’avis que la distinction sur l’intention du médecin que font ces gens est des plus hypocrites. </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">L’euthanasie et l’aide au suicide ne sont plus des éventualités discutées, mais bien de véritables réalités. Les rares cas qui sont déclarés ne font pas l’objet de poursuite ou mènent à des sentences réduites. Officieusement, beaucoup plus de médecins et d’infirmières que nous pourrions imaginer admettent avoir assisté ou pratiqué ces gestes au Canada<a name="_ftnref23" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn23"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[23]</span></span></span></span></a>. Également, certaines interventions des médecins sont officiellement considérées comme euthanasie passive ou soins palliatifs alors qu’en réalité on se rapproche énormément de l’euthanasie active. Nous croyons donc que nous ne sommes plus au stade de se demander si oui ou non le droit existe. Le droit à la mort digne a été reconnu par la Cour suprême et est appuyé par une très forte majorité de la population de l’état démocratique qu’est le nôtre. Nous sommes plutôt rendus au temps où il faut se demander comment bien l’encadrer pour éviter les abus. Abus qui ont, à notre avis, bien plus de chance de se produire en ce moment en l’absence de cadre législatif.</span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour ce qui est du véhicule législatif à adopter, nous partageons l’opinion d’une auteure qui est d’avis que c’est le législateur qui doit aller de l’avant en décriminalisant tout d’abord l’euthanasie et en travaillant de concert avec les provinces et les associations médicales pour encadrer la pratique d’une procédure rigoureuse établie par une loi, règlements et norme professionnelle<a name="_ftnref24" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftn24"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Arial','sans-serif'">[24]</span></span></span></span></a>. Rappelons que le droit criminel est de compétence fédéral alors que la santé est de compétence des provinces. Cependant, il semble que le législateur tarde à intervenir en la matière. Nous croyons qu’il s’agit bien plus d’une question de politique que de moralité. Légiférer sur des questions aussi délicates peut constituer un prix politique cher à payer pour un gouvernement. En derniers recours, nous estimons qu’il soit fort probable que la Cour suprême effectue un revirement jurisprudentiel si la question leur est posée à nouveau. La forte dissidence de l’époque risquerait de devenir une forte majorité notamment parce que le consensus social a beaucoup évolué en près de quinze ans. </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </p>
<p></span><br clear="all" /><br />
<hr SIZE="1" width="33%" align="left" />
<p id="ftn1"><a name="_ftn1" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[1]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> [1992] R.J.Q. 361</font></font></span></p>
<p id="ftn2"><a name="_ftn2" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[2]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> <u>Code Criminel</u>, L.R.C. (1985), c. C-46</font></font></span></p>
<p id="ftn3"><a name="_ftn3" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[3]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> [1993] 3 R.C.S. 519 (ci-après citée « <em>Rodriguez</em> »)</font></font></span></p>
<p id="ftn4"><a name="_ftn4" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[4]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> Notamment dans la très médiatisée affaire <u>R</u> c. <u>Latimer</u>, [2001] 1 R.C.S. 3 où un père a tué sa fille gravement handicapée.</font></font></span></p>
<p id="ftn5"><a name="_ftn5" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><span lang="EN-US"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'" lang="EN-US">[5]</span></span></span></span></span></a><font size="2"><font face="Times New Roman"><span lang="EN-US"> </span><span>À ce sujet voir l’affaire du Dr Morrison en Nouvelle-Écosse : <u>R.</u> v. <u>Morrison</u>, [1998] N.S.J. 441 (S.C. Nouvelle-Écosse). Le patient du Dr Morrison était en phase terminale et souffrait énormément. Sa famille a demandé l’euthanasie passive, que les appareils qui le maintenaient en vie soient débranchés. Le médecin a suivi leur requête, mais le patient a survécu même sans ces appareils. Il a également survécu à des doses supposées être létales de morphine. Le Dr Morrison s’est finalement résignée à effectuer une euthanasie active en injectant du chlorure de potassium. Le patient est effectivement mort et le Dr Morrison a été accusée de meurtre. Le juge de l’enquête préliminaire établit que la preuve n’était pas suffisante pour aller à procès. Cette décision a été confirmée par la Cour suprême de Nouvelle-Écosse. Le juge Hamilton a affirmé qu’aucun jury ne condamnerait le médecin.<span>  </span></span></font></font></p>
<p id="ftn6"><a name="_ftn6" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref6"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[6]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> Voir, entres autres, la décision <u>R</u> c. <u>Pelletier,</u> [2004] R.J.Q. 2608 dans laquelle l’accusée, une femme de 50 ans ayant plaidé coupable à une accusation d’aide au suicide de son amie, a obtenue une simple peine d’emprisonnement de 12 mois.</font></font></span></p>
<p id="ftn7"><a name="_ftn7" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref7"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[7]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> Une femme de 60 ans a été condamnée à seulement 3 ans de probation pour avoir aidé son fils souffrant de sclérose en plaques à se suicider: <u>R.</u> c. <u>Houle</u>, [2006] R.J.Q. 787 </font></font></span></p>
<p id="ftn8"><a name="_ftn8" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref8"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[8]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> « L’aide médicale au suicide », (1995) 152 <u>JAMC</u>, 248a</font></font></span></p>
<p id="ftn9"><a name="_ftn9" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref9"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[9]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> Danielle CHALIFOUX, « L’euthanasie volontaire active et le rôle de l’État », (2000) 79 <u>R. du B. Can.</u> 119, 152</font></font></span></p>
<p id="ftn10"><a name="_ftn10" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref10"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[10]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> Daniel<span>  </span>CALLAHAN, « Killing and Allowing to Die », (1989) 19 Hasting Center Report</font></font></span></p>
<p id="ftn11"><a name="_ftn11" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref11"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[11]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> <u>Charte canadienne des droits et libertés</u>, partie I de la <u>Loi constitutionnelle de 1982</u> [annexe B de la <u>Loi de 1982 sur le Canada</u> (192, R.-U., c. 11)], art. 24 (ci-après citée : « la <em>Charte</em> »)</font></font></span></p>
<p id="ftn12"><a name="_ftn12" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref12"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[12]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> <u>Sue Rodriguez</u> c. <u>Colombie-Britannique (Procureur général)</u>, précité, note 3, 588 (j. Sopinka)</font></font></span></p>
<p id="ftn13"><a name="_ftn13" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref13"><span class="MsoFootnoteReference"><span lang="EN-US"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'" lang="EN-US">[13]</span></span></span></span></span></a><font size="2"><font face="Times New Roman"><span lang="EN-US"> </span><u><span>Supra</span></u><span>, 1.1. Un droit socialement inacceptable, p. 3</span></font></font></p>
<p id="ftn14"><a name="_ftn14" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref14"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[14]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> <u>Sue Rodriguez</u> c. <u>Colombie-Britannique (Procureur général)</u>, précité, note 3, 607 (j. Sopinka)</font></font></span></p>
<p id="ftn15"><a name="_ftn15" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref15"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[15]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2" face="Times New Roman"> </font><a name="_Hlk163117837"></a><font size="2"><font face="Times New Roman">Danielle CHALIFOUX, <u>loc. cit.</u>, note 9, 151</font></font></span></p>
<p id="ftn16"><a name="_ftn16" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref16"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[16]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> <u>Id.</u>, 198</font></font></span></p>
<p id="ftn17"><a name="_ftn17" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref17"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[17]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> « Les Canadiens appuient le recours à l&#8217;euthanasie », La Presse, 8 mars 1998</font></font></span></p>
<p id="ftn18"><a name="_ftn18" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref18"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[18]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> <u>Supra</u>, notes 5, 6 et 7</font></font></span></p>
<p id="ftn19"><a name="_ftn19" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref19"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[19]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> <u>Manoir de la Pointe bleue (1978) inc.</u> c. <u>Corbeil</u>, [1992] R.J.Q. 712</font></font></span></p>
<p id="ftn20"><a name="_ftn20" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref20"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[20]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> Danielle CHALIFOUX, <u>loc. cit.</u>, note 9, 161-162</font></font></span></p>
<p id="ftn21"><a name="_ftn21" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref21"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[21]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> Christian BYK, « La revendication individuelle face à la mort : approche comparatiste des questions posées par l’interruption de traitement, l’euthanasie et l’aide au suicide », (1998) 29 <u>R.G.D.</u> 209, 212</font></font></span></p>
<p id="ftn22"><a name="_ftn22" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref22"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[22]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> James RACHELS, « Active and Passive Euthanasia », (1975) 292 :2 <u>New Eng. J. Med.</u></font></font></span></p>
<p id="ftn23"><a name="_ftn23" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref23"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'">[23]</span></span></span></span></span></a><span><font size="2"><font face="Times New Roman"> R.D. OGDEN, <u>Euthanasie, Assisted Suicide and AIDS</u>, Vancouver, Perreault &amp; Goedman, 1994</font></font></span></p>
<p id="ftn24"><a name="_ftn24" href="http://www.forumdudroit.com/wp-includes/js/tinymce/blank.htm#_ftnref24"><span class="MsoFootnoteReference"><span lang="EN-US"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman','serif'" lang="EN-US">[24]</span></span></span></span></span></a><font size="2"><font face="Times New Roman"><span lang="EN-US"> </span><span>Danielle CHALIFOUX, <u>loc. cit.</u>, note 9, 187-195</span></font></font><span><font size="2" face="Times New Roman"> </font></p>
<p></span></p>
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