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	<title>Le Forum du Droit &#187; Actualité juridique</title>
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	<description>Quelques réflexions de 2 étudiants de la Faculté de Droit de l'Université de Montréal...</description>
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		<title>Est-ce que le CRTC peut réglementer Internet?</title>
		<link>http://www.forumdudroit.com/2008/01/12/est-ce-que-le-crtc-peut-reglementer-internet/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Jan 2008 16:52:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Dupont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 17 mai 1999, le CRTC a déclaré qu’il ne réglementerait pas internet. Le 31 octobre 2007 dernier, plus de 8 ans plus tard, le CRTC annonçait avoir commandé plusieurs études, dont le rapport sera publié en mars prochain, et que des audiences publiques se tiendront à la fin 2008 pour réévaluer la possibilité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 17 mai 1999, le CRTC a déclaré qu’il ne réglementerait pas internet. Le 31 octobre 2007 dernier, plus de 8 ans plus tard, le CRTC annonçait avoir commandé plusieurs études, dont le rapport sera publié en mars prochain, et que des audiences publiques se tiendront à la fin 2008 pour réévaluer la possibilité de réglementer internet. </p>
<p>Ma première réaction a été de penser que c’est un projet technologiquement fort audacieux que de réglementer internet. Comme beaucoup, jusqu&#8217;à très récemment, j&#8217;avais encore cette vision d&#8217;internet comme étant un vaste réseau décentralisé, sans frontières et soumis à peu ou pas de contrôle. Avant même de se questionner à savoir si le CRTC devrait réglementer internet, je réponds à la question préliminaire à savoir si le CRTC pourrait réglementer internet. Je ne sais pas exactement ce que le CRTC voudrait réglementer sur internet, que ce soit assurer une certaine proportion de contenu canadien ou bien réglementer la qualité du contenu en tant que tel (diffamation, pornographie, etc.) Mon analyse se veut donc très général en traitant de contrôle au sens large.<br />
 <br />
Lorsqu&#8217;on parle de réglementer internet, la première image qui me vient en tête c&#8217;est celle où le gouvernement encadre directement les différents sites qu&#8217;on peut visiter en partant de YouTube jusqu&#8217;au site &#8220;Geocities&#8221; d&#8217;un quidam en Australie. Cette hypothèse, à première vue, m&#8217;a semblé tout à fait irréalisable. Considérant la quantité phénoménale de sites web qui nous sont offerts sur la toile, comment espérer pouvoir exercer un contrôle efficace? Plus problématique encore, il ne faut pas oublier que, bien qu&#8217;internet nous semble être sans frontières, dans la vraie vie juridique les différents sites appartiennent et sont hébergés dans une multitude de pays. Se posent alors toutes les questions très intéressantes que vous avez vues ou verrez en droit international. Comme je le mentionnais précédemment, ma réaction initiale a donc été de douter de la possibilité technique de véritablement réglementer internet.<br />
 <br />
Toutefois, même sous cette forme de contrôle direct, il est possible, dans une certaine mesure, d&#8217;effectuer un contrôle. Première constatation, le site personnel &#8220;Geocities&#8221; de notre quidam intéresse ni les canadiens ni les autorités canadiennes. Dit autrement, comme dans tous les domaines, ce sont les très gros sites internet visités par des milliers de canadiens qui doivent être réglementés tout comme les autorités se concentrent plus sur les grosses importations de drogues que sur la simple possession du consommateur. Cette constatation répond à la préoccupation concernant la trop grande quantité de pages qu&#8217;on peut retrouver sur internet. Qu’en est-il de la question de souveraineté territoriale? Dans l&#8217;état actuel des choses, il est pratiquement impossible pour une autorité canadienne de contrôler directement un site qui est détenu et hébergé complètement à l&#8217;étranger. Toutefois, il faut savoir qu&#8217;il y a certains grands noms du web (YouTube, Google, eBay, Paypal, Skype, etc.) qui ont une présence au Canada. Certains ont simplement des serveurs hébergés au Canada pour offrir un service plus rapide aux internautes canadiens alors que d&#8217;autres ont des bureaux et des comptes de Banque au Canada. Comme cela a été démontré en France avec le cas &#8220;Yahoo&#8221; et en Australie avec l’affaire mettant en cause la version électronique du &#8220;Wall Street Journal&#8221;, cela fait toute la différence. Si une Cour canadienne se déclarait compétente pour poursuivre Google (par exemple), les tribunaux américains et Google pourraient bien nier la compétence de nos tribunaux, dans la mesure où Google a des comptes de Banques et des locaux à saisir à Montréal, un jugement canadien serait susceptible d&#8217;exécution rendant ainsi possible un contrôle effectif sur Google par les autorités canadiennes. Nous savons tous qu&#8217;un véritable contrôle ne peut être effectif et efficace que s&#8217;il y a des mécanismes coercitifs qui sont accessibles. Dans un tel cas hypothétique, Google aurait alors deux choix: reconnaitre l&#8217;autorité du Canada et se conformer à sa législation ou se retirer du Canada pour ainsi échapper à toute forme de contrôle effectif, mais perdant ainsi la possibilité de vendre de la publicité à des annonceurs canadiens. Il va de soit qu&#8217;un site entièrement détenu et opéré au Canada (CyberPresse.ca par exemple) peut facilement être réglementé comme le sont pratiquement tous les aspects de la société.<br />
 <br />
Ce ne sont cependant pas tous les sites qui ont une telle présence au Canada. Seuls les sites commerciaux d&#8217;une certaine envergure sont susceptibles d&#8217;avoir des biens saisissables au Canada permettant ainsi de donner plus de dents à la législation canadienne. Il pourrait pourtant être de la volonté des autorités canadiennes de vouloir intervenir en matière de pornographie juvénile, de piratage ou des questions de propriété intellectuelle en ne s&#8217;arrêtant pas aux frontières puisque ce contenu ne s&#8217;y arrête malheureusement pas lui. Nous venons d&#8217;établir qu&#8217;il est pratiquement impossible d&#8217;exercer un contrôle direct sur ce type de sites s&#8217;ils sont situés complètement à l&#8217;étranger. C&#8217;est là que mes lectures se sont avérées très intéressantes. Il existe, en effet, plusieurs solutions de contrôle indirectes auxquelles je n&#8217;avais pas pensé instinctivement bien qu&#8217;ayant une formation dans ce domaine. Il y a essentiellement deux procédés: s&#8217;attaquer directement aux destinataires ou s&#8217;attaquer aux intermédiaires de l&#8217;information. Par destinataires, on parle des internautes canadiens qui utilisent ou accèdent des sites ou services étrangers que les autorités canadiennes veulent contrôler. Cette méthode se justifie aisément en matière de pornographie, mais on imagine mal le CRTC arrêter des individus qui fréquentent des sites voyous qui ne respectent pas une éventuelle réglementation concernant la prédominance du contenu canadien. Cette technique est déjà utilisée en matière de pornographie juvénile. Par contre, en matière de violation de droits d&#8217;auteur, la GRC a récemment annoncé qu&#8217;elle ne poursuivrait pas directement les internautes canadiens qui téléchargent musique et films sur internet vu l&#8217;ampleur du phénomène et le manque de ressources.<br />
 <br />
Il y a quatre grandes catégories d&#8217;intermédiaires qui peuvent être ciblés pour tenter un contrôle indirect. La première catégorie d&#8217;intermédiaire sont les différentes compagnies qui opèrent le réseau qui transporte l&#8217;information entre le citoyen canadien et le site étranger. Même si un site est complètement hébergé et opéré à l&#8217;étranger, la communication qui s&#8217;établit entre ce site et un internaute canadien passe nécessairement, à un certain point, par une compagnie canadienne. Le plus souvent ce sera le fournisseur d&#8217;accès internet (FAI), la compagnie qui fournit à l&#8217;usager sa connexion à internet (ex.: Bell, Videotron, Telus, Cogeco, Shaw, etc.) Puisque ces compagnies sont canadiennes, elles tombent sous l&#8217;emprise des autorités canadiennes. Il pourrait donc être possible d&#8217;exiger de ces compagnies qu&#8217;elles filtrent l&#8217;accès à certains sites qui ne respectent pas la réglementation canadienne dans l&#8217;optique d&#8217;obliger ces sites à se conformer à cette législation. Encore une fois, il est impensable de dresser une liste exhaustive des sites non conformes, mais comme nous le mentionnons précédemment, ce ne sont pas tous les sites qui intéressent les autorités. Le contrôle n&#8217;a pas à être total pour être effectif.<br />
 <br />
Une deuxième catégorie d&#8217;intermédiaire sont les différents moteurs de recherche et portails d&#8217;information. Empêcher qu&#8217;un site en particulier apparaisse dans les résultats de recherche de Google n&#8217;empêche pas toute visite sur ce site, mais cela a tout de même pour effet de diminuer considérablement sa fréquentation. C&#8217;est une technique qui est déjà utilisée par plusieurs pays dans divers contextes. Google reçoit régulièrement des demandes pour que certains sites ne soient pas indexés sur la version localisée de son engin de recherche.<br />
 <br />
Une autre catégorie importante est constituée des banques, compagnies de cartes de crédit et autres institutions financières. On attaque directement l&#8217;institution qui fournit les modes de paiement à un site voyou en particulier pour ainsi lui couper les vives. C&#8217;est une méthode notamment utilisée pour attaquer les casinos illégaux hébergés à l&#8217;étranger. Il est plutôt mal aisé de faire rouler un casino sans avoir la possibilité de recueillir l&#8217;argent de ses joueurs par carte de crédit.<br />
 <br />
Le dernier intermédiaire, pour les fins de cette étude, est l&#8217;ICANN, l&#8217;entité qui gère l&#8217;octroi de noms de domaines et adresses IP. L&#8217;adresse IP est le numéro unique que doit détenir un ordinateur pour fonctionner sur internet alors que le nom de domaine est le nom facile à retenir que nous entrons pour accéder à un site internet (ex.: umontreal.ca, google.com, etc.). Sans ce nom de domaine, pour accéder à un site internet il faut connaître une série de chiffres qui ressemble à 64.233.161.104. C&#8217;est donc un autre bon moyen de couper l’accès à un site voyou que de lui retirer son nom de domaine. Cette technique est utilisée, entres autres, lorsqu&#8217;il y a violation de la propriété intellectuelle dans le libellé même du nom de domaine. Toutefois, l&#8217;ICANN est sous le contrôle du Département américain du Commerce, donc encore une fois des problèmes de droit international peuvent se poser.<br />
 <br />
Avant de conclure que le CRTC a les outils nécessaires pour exercer un contrôle effectif sur internet, il nous faudrait voir dans quelle mesure les sites, en particulier les sites qui ne sont pas destinés particulièrement au Canada, pourraient se conformer à la législation canadienne sans pour autant affecter l&#8217;expérience de navigation d&#8217;un internaute étranger. Il est peu probable qu&#8217;un étudiant ukrainien soit particulièrement intéressé à voir, en priorité, du contenu canadien lorsqu&#8217;il visite YouTube. Malheureusement, par manque d&#8217;espace et parce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une analyse beaucoup plus technique que légale, permettez moi simplement de vous dire qu&#8217;il est tout à fait possible d&#8217;identifier la provenance, jusqu&#8217;à un certain point, d&#8217;un internaute et d&#8217;adapter le contenu d’un site en fonction de cette donnée. Pour vous en convaincre, aller sur google.com et chercher &#8220;flowers&#8221;. Premier constat: normalement vous êtes arrivé directement sur google.ca, la version canadienne de Google. Deuxième constat: dans les résultats commerciaux qui s&#8217;affichent à la droite de l&#8217;écran, vous devriez normalement voir des vendeurs canadiens et/ou québécois.<br />
 <br />
En résumé, malgré l&#8217;idée que nous avons d&#8217;un internet libre, décentralisé et soumis à aucune autorité; il est tout à fait envisageable technologiquement que le CRTC puisse effectivement réglementer internet. Il ne reste plus qu&#8217;à se demander si le CRTC devrait le faire et, si oui, dans quelle mesure&#8230;<br />
 <br />
Note: cet article a été inspiré, notamment, par la lecture de l&#8217;excellent livre des professeurs de droit américain Jack Goldsmith et Tim Wu: &#8220;Who Controls the Internet? Illusions of a borderless world&#8221;, New York, Oxford University Press, 2006</p>
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		<title>Une première condamnée pour téléchargement illégal</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Oct 2007 19:41:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Dupont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mois dernier, dans mon article intitulé La Preuve.com, je vous parlais des problèmes de preuve en matière de cybercriminalité. Je me permets de faire un suivi sur la question puisque les tribunaux américains ont condamné, il y a 2 semaines, la première personne pour téléchargement illégale. 
 Bien que je suive le sujet dans l’actualité, j’ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Le mois dernier, dans mon article intitulé <em><a target="_blank" href="http://www.forumdudroit.com/2007/09/10/la-preuvecom/" title="La Preuve.com">La Preuve.com</a></em>, je vous parlais des problèmes de preuve en matière de cybercriminalité. Je me permets de faire un suivi sur la question puisque les tribunaux américains ont condamné, il y a 2 semaines, la première personne pour téléchargement illégale.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Bien que je suive le sujet dans l’actualité, j’ai été surpris d’apprendre qu’il s’agissait du tout premier procès en la matière alors que la <em>Recording Industry Association of America</em> (<em>RIAA</em>) est très active depuis déjà quelques années avec ce que certains qualifient de campagne de terreur. Tous se souviendront de logiciels de partage de fichiers musicaux comme <em>Morpheus</em> qui sont disparus dans les dernières années suite à la pression et <span> </span>les actions légales de cette association. Désirant intensifier sa lutte contre le piratage, la <em>RIAA</em> a ensuite entrepris de s’attaquer directement aux utilisateurs. C’est ainsi que, depuis quatre ans, 20 000 procédures judiciaires ont été entreprises. C’est seulement aujourd’hui qu’une d’entre elles donne lieu à un procès, car dans la très grande majorité des cas, les personnes poursuivies, sous la pression et par manque de moyens, décident de régler hors cours pour quelques milliers de dollars. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Jammie Thomas, une mère monoparentale de deux enfants du Minnesota, a choisi de ne pas plier aux chantages de la <em>RIAA</em> et a préféré débattre de la question dans l’arène publique. Les enquêteurs ont découvert que l’ordinateur de Mme Thomas partageait pas moins de 1700 fichiers musicaux sur le logiciel d’échange <em>KaZaa</em>. Elle était toutefois poursuivie par de grandes maisons de disques comme Sony BMG et Warner Bros pour seulement 24 de ces fichiers. Elle était passible d’une amende maximale de 150 000$ par morceau. Le jury, après quatre heures de délibération, l’a reconnue coupable de violation des droits d’auteur dans les 24 cas et l’a condamnée à verser un dédommagement de 9250$ par chanson soit un grand total de 222 000$. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Mme Thomas a toujours nié avoir téléchargé ces chansons. Son avocat, Brian Toder, a tenté de faire valoir les mêmes arguments que j’avançais dans mon dernier article. Puisque la poursuite n’avait en preuve que le pseudonyme de la personne responsable des téléchargements, « terreastarr », la défense a rappelé au jury qu’il devait être prouvé que c’est bien Jammie Thomas qui se cachait derrière ce pseudonyme. La poursuite a su toutefois faire la preuve que l’accusée utilise ce pseudonyme sur de nombreux sites internet ainsi que dans son adresse de courrier électronique. La défense a rappelé également que les experts n’ont pas pu affirmer qu’il puisse être possible d’associer avec certitude l’adresse IP à l’ordinateur personnel de Mme Thomas. Me Toder a également prétendu que l’accusé a pu facilement être la victime d’un pirate informatique, d’un vol d’identité virtuelle, d’un virus ou que son ordinateur puisse être un <em>ordinateur zombie.</em> Cependant, aucune preuve n’a été présentée à cet effet ni même pour démontrer la possibilité théorique de telles allégations. La défense a simplement évoqué ses possibilités pour tenter de faire naître un doute dans l’esprit des jurés et a rappelé que ce n’est pas à la défense de faire cette preuve.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">La poursuite n’a pas eu à faire la preuve que Jammie Thomas avait <em>KaZaa</em> d’installé sur son ordinateur lorsque les enquêteurs ont examiné son disque dur. La <em>RIAA</em> n’a pas non plus eu à prouver que c’est bien Jammie Thomas qui était derrière le clavier lorsqu’ils ont obtenu la liste des fichiers que l’ordinateur partageait sur internet. Le juge a indiqué au jury qu’il pouvait conclure à la violation des droits d’auteur seulement avec la preuve que Mme Thomas partageait des fichiers musicaux sur internet. La preuve qu’effectivement d’autres utilisateurs ont téléchargé ces chansons depuis l’ordinateur de la défenderesse n’a pas été requise.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">L’avocat en chef de la <em>RIAA</em>, Richard Gabriel, s’est dit très satisfait de ce jugement. Il croit avoir ainsi envoyé un message très clair à l’effet qu’ils sont prêts à aller à procès et qu’il vaut mieux régler hors cours. Si cela risque d’encourager fortement tous ceux qui sont ciblés par la <em>RIAA</em> à régler hors cours, il n’est pas tout aussi certain que ce jugement aura l’effet dissuasif recherché pour mettre fin au piratage. Selon l’organisme <em>BigChampagne</em>, depuis que la <em>RIAA</em> a commencé à viser des particuliers, le nombre d’utilisateurs qui échangent des fichiers sur internet a tout simplement triplé.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"> </p>
<p></span><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">La question de savoir si le téléchargement de musique est vraiment illégal au Canada est encore en suspend. Il semblerait que le téléchargement de musique ne serait pas en soi interdit par la loi; seul l’envoi de ces fichiers à d’autres utilisateurs le serait. Le problème étant que tous ces systèmes d’échange de fichiers reposent sur le principe que chacun doit envoyer des données pour pouvoir en recevoir. Je tenterai d’approfondir cette question ultérieurement. En attendant, je vous encourage fortement à ne pas prendre de chance et à ne pas télécharger de musique (ni même de films d’ailleurs) protégée par des droits d’auteur. Le prix des disques a considérablement baissé ces dernières années et il est désormais possible de télécharger en toute légalité su iTunes ou Archaumbault. Après tout, beaucoup d’entre nous sommes de futurs auxiliaires de justice… agissons ainsi!</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Note : Cet article a été publié dans le <em>Pigeon Dissident</em>, journal étudiant de la Faculté de Droit de l’Université de Montréal.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'">Note : Jammie Thomas a lancé un site internet pour recueillir des dons pour aider à payer ses honoraires d&#8217;avocat et éventuellement porter la cause en appel. Au moment d&#8217;ajouter cette note, Mme Thomas avait déjà reçu plus de 10 000$ US de dons. <a href="http://www.freejammie.com/">www.freejammie.com</a> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'"></span> </p>
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		<title>Une réforme en profondeur du système judiciaire québécois s’impose affirme le juge en chef de la Cour d’appel du Québec</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Sep 2007 23:44:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reynaldo Marquez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Les avocats québécois font fausse route s’ils persistent à se montrer réticents à l’idée d’une réforme en profondeur du système judiciaire, pour en faciliter l’accès à la majorité des Québécois, estime le juge en chef de la Cour d’appel du Québec.
Les coûts prohibitifs des frais d’avocats, la lourdeur des procédures et les longs délais sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Les avocats québécois font fausse route s’ils persistent à se montrer réticents à l’idée d’une réforme en profondeur du système judiciaire, pour en faciliter l’accès à la majorité des Québécois, estime le juge en chef de la Cour d’appel du Québec.</span></strong></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span></strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span></font><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Les coûts prohibitifs des frais d’avocats, la lourdeur des procédures et les longs délais sont parmi les principaux facteurs qui empêchent la majorité des Québécois d’accéder aux tribunaux, a affirmé à la mi-septembre le magistrat du plus haut tribunal du Québec, <strong><span style="font-family: Arial">Michel Robert</span></strong>.</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Résultat : seules les grandes entreprises et la population plus fortunée, qui disposent des moyens financiers, peuvent recourir plus facilement aux tribunaux. Ce qui n’est pas le cas pour la majorité des Québécois, a-t-il déploré.</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">« Le temps est venu de nous pencher sur une réforme en profondeur du système judiciaire québécois afin de faciliter l’accès à la justice de la population », a lancé le magistrat.</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Selon le juge Robert, cette réforme pourra être menée avec succès à condition que tous les acteurs du système judiciaire, dont les avocats, mettent l’épaule à la roue.</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">« Les avocats ont tort de croire que cette réforme est contre leurs intérêts financiers et corporatistes. C’est plutôt le contraire : les changements proposés favoriseront les avocats », a-t-il dit.</font></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Les membres de la profession ont plutôt intérêt à identifier des pistes de solutions de manière à éviter qu’une réforme imposée, par le législateur, penche en leur défaveur, croit le juge. </font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">« Les premiers à souffrir seront les avocats », a-t-il lancé.</font></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Le juge Robert a tenu ces propos à titre de conférencier invité, lors du lancement officiel des activités de la coalition Uni-Accès, le 12 septembre, à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Cette coalition, dont le mandat est de favoriser à la population l’accès à la justice, depuis les campus universitaires, est une initiative conjointe des étudiants des facultés de droit de l’Université de Montréal, McGill et l’UQÀM.</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><font size="3">Le bâtonnier du Barreau du Québec, Michel Doyon, la juge de la Cour d’appel Louise Otis, et le professeur Pierre Noreau, de l’Université de Montréal, ont aussi pris part à l’événement.</font></span></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Réforme souhaitée</span></strong></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span></strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Michel Robert est d’avis que cette réforme devrait se traduire, entre autres, par une hausse substantielle des seuils d’admissibilité à l’aide juridique, dont bénéficient surtout les plus démunis, afin de la rendre accessible à la majorité.</span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">« Lorsque le système de justice se fait peu accessible à la classe moyenne, qui est pourtant le principal bâilleur de fond de ce système, il faut s’inquiéter. »</span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Parmi les autres éléments de cette réforme, M. Robert penche en faveur d’accorder un plus large pouvoir d’intervention aux juges, lors du déroulement des instances. Cela aurait pour résultat d’accélérer les délais des procès et d’éviter qu’une autre affaire Castor Holdings se répète.</span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Cette affaire, considérée comme la plus longue des annales judiciaires canadiennes, a duré 10 ans devant la Cour supérieure du Québec, avant d’avorter la semaine dernière. </span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">L’affaire, qui <span style="color: black">a occupé la quasi-totalité de la carrière de juge Paul Carrière, devra être reprise à zéro. </span></span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="color: black">Elle oppose des investisseurs qui ont perdu 600 millions en 1992 dans la faillite de <a href="http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/section/LANSTEIN&amp;TaxIDList=20000116&amp;Word=Castor"><span style="color: black">Castor</span></a>, une société immobilière, ce qui représente aujourd’hui 1,5 milliard. </span></span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="color: black"></span></span><strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">L’exemple de l’Ouest</span></strong></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span></strong><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Le juge a aussi identifié d’autres pistes de réformes pour le Québec en se penchant sur les conclusions du rapport Brenner, sur la réforme du système de justice en Colombie-Britannique, publié en novembre 2006.</span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">Parmi celles-ci, le juge Robert propose qu’avant de mettre en branle le système judiciaire, les parties aux litiges se rencontrent lors d’une réunion formelle. </span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">L’objectif de cette réunion serait de mieux identifier les problèmes à résoudre, explique le juge, qui siège aussi comme médiateur à la Cour d’appel.</span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">« Nous nous sommes rendus compte que dans les affaires de divorce, il arrive que le litige ne porte pas sur la garde des enfants ni sur la pension familiale. Le litige porte plutôt sur des affaires plus triviales comme celles du manque d’hygiène de l’un des deux partenaires », illustre-t-il. </span></font></span></font></span></p>
<p><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">« Souvent, une fois cet aspect réglé le reste du conflit est réglé », assure le magistrat.Le fait qu’une minorité de litiges, tant civils que criminels, se soldent par un jugement, est un facteur qui milite en faveur de ce genre de mode alternatif de résolution de conflits, dit-il. </span></font></span></font></span></p>
<p align="center"><span style="font-size: 16pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 14pt" lang="FR-CA"><font size="3"><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA">-30-</span><span style="font-family: Arial"></span><span style="font-family: Arial" lang="FR-CA"> </span></font></span></font></span></p>
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		<title>Des étudiants en droit montent aux barricades</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Aug 2007 05:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reynaldo Marquez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Droits et libertés de la personne]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.forumdudroit.com/2007/09/21/des-etudiants-en-droit-montent-aux-barricades/</guid>
		<description><![CDATA[Des étudiants des trois facultés de droit montréalaises sont résolus à s’attaquer de front aux problèmes posés par le manque allégué d’accès à la justice.Pour ce faire, ils ont mis sur pied, le printemps dernier, une nouvelle coalition du nom d’Uni-Accès.Son objectif : multiplier les solutions face à ce problème. La première offensive a été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">Des étudiants des trois facultés de droit montréalaises sont résolus à s’attaquer de front aux problèmes posés par le manque allégué d’accès à la justice.</span></span><span style="color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">Pour ce faire, ils ont mis sur pied, le printemps dernier, une nouvelle coalition du nom d’Uni-Accès.</span></span><span style="color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">Son objectif : multiplier les solutions face à ce problème. La première offensive a été donnée par le coup d’envoi officiel des activités de la coalition, le 12 septembre dernier à l&#8217;UQÀM.</span></span><span style="color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">Uni-Accès, une initiative qui émane de Nicolas Désy, Andrée-Anne Bouchard-Desbiens et de Rachel Doran, a frappé dans le mille d’un mal qui préoccupe de près d’importants juristes québécois.</span></span><span style="color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"><span style="font-size: 13pt; color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA">Ces trois étudiants en droit, respectivement de l’Université de Montréal, de l’UQÀM et de McGill, ont ainsi attiré de grosses pointures du monde juridique à leur événement, le mois prochain.</p>
<p>Le juge en chef de la Cour d’appel du Québec, Michel Robert, ainsi que sa collègue, la juge Louise Otis, ont prononcé une allocution favorable à une meileure accessibilité à la justice, lors de cet événement.</p>
<p>Le bâtonnier du Barreau du Québec, Michel Doyon, et le professeur Pierre Noreau, titulaire au Centre de recherche en droit public de l&#8217;Université de Montréal, ont aussi plaidé en faveur de la même cause.</p>
<p>Au cours de l’année scolaire, Uni-Accès compte maintenir une forte présence sur les campus universitaires. La coalition prévoit tenir des ateliers de discussions, deux fois par session, dans le cadre des mardis de la justice.</p>
<p>Ces ateliers prendront la forme d’un 5 à 7 auquel seront invités divers intervenants, dont des juristes, des étudiants ou des organismes communautaires, afin de discuter de thèmes liés à l’accès à la justice.</p>
<p>Le premier mardi de la justice aura lieu le mardi 2 octobre avec pour thème de renseigner les étudiants sur les carrières alternatives du droit, autres que celles offertes par les grands cabinets d’avocats.</p>
<p><strong>Créer une synergie</strong><br />
Selon l’une des fondatrices, Rachel Doran, l’objectif d’Uni-Accès est multiple. Au premier chef, il consiste à jeter un pont entre les différents intervenants préoccupés par l’amélioration de l’accès à la justice.</p>
<p>« Nous souhaitons créer un forum, un lieu de discussion où les associations étudiantes, les étudiants, les organismes communautaires et les avocats préoccupés par l’accès à la justice pourront échanger », explique-t-elle.</p>
<p>« Nous pourrons alors aborder les problèmes actuels mais aussi leur trouver des solutions », poursuit-elle.</p>
<p>L’idée est de créer une synergie entre les divers intervenants qui sont isolés, les uns des autres.</p>
<p>« Pour le moment, il y a plusieurs initiatives qui sont prises pour améliorer l’accès à la justice par les étudiants sur les différents campus, par des organismes et par des avocats », constate Rachel Doran.</p>
<p>« Mais ils ne communiquent pas entre eux. Uni-Accès espère favoriser cet échange, la communication entre les différents intervenants pour donner plus de force à leur voix. »</p>
<p>La coalition lance d’ailleurs un appel à tous. Elle affirme être notamment à la recherche d’étudiants qui souhaitent s’impliquer activement auprès des activités qui seront organisées au cours des mois à venir.</p>
<p><strong>Valoriser le Pro Bono</strong><br />
Au second chef, la coalition se propose à court terme de sensibiliser les étudiants en droit à l’importance du travail Pro Bono, soit le travail juridique bénévole ou à honoraire modique.</p>
<p>Or, les avocats québécois font piètre figure à ce chapitre comparativement à leurs homologues canadiens, qui s’y impliquent plus volontiers, déplore Andrée-Anne Bouchard-Desbiens.</p>
<p>Une autre idée d’Uni-Accès est de renverser cette tendance, dit-elle. « Les étudiants en droit d’aujourd’hui, sont les avocats de demain! On veut les sensibiliser à l’importance de l’éthique Pro Bono, pour qu’ils pensent à travailler bénévolement une fois qu’ils deviendront avocats. »</p>
<p>A plus long terme, Uni-Accès se propose d’approcher des avocats en exercice pour les sensibiliser à leur tour à cette réalité. Des organismes communautaires seront aussi approchés dans le même objectif.</p>
<p>En cette période de vacances, le représentent de l’Université de Montréal, au sein d’Uni-Accès, Nicolas Désy n’a pu être joint pour commenter.</p>
<p>La facette Pro Bono en est une primordiale de l’accès à la justice. Les trois étudiants fondateurs d’Uni-Accès avaient cet aspect à cœur. Ils sont en effet eux-mêmes les coordonnateurs du programme Pro Bono de leur facultés respectives.</p>
<p>Ce programme consiste à permettre à un étudiant en droit de faire un stage auprès d’un organisme communautaire aux prises avec des besoins juridiques.</p>
<p>Alors que l’UdeM octroie six crédits aux étudiants qui y participent, les facultés de McGill et de l’UQAM n’en créditent pas la participation.<br />
Un meilleur accès</p>
<p>Selon des données colligées par Uni-Accès, 80% de la population montréalaise n’a pas les moyens financiers d’accéder au système de justice, affirme Andrée-Anne.</p>
<p>Mais l’accès à la justice déborde le cadre des simples frais judiciaires, précise pour sa part Rachel Doran. « L’accès à la justice consiste aussi à rendre accessible l’information juridique aux citoyens pour qu’ils soient en mesure de mieux connaître et de mieux défendre leurs droits », opine Rachel Doran.</p>
<p>Par exemple? « J’ai travaillé dans une organisme communautaire auprès de personnes défavorisées ou atteinte de troubles mentaux », raconte Rachel, bachelière en développement humanitaire international.</p>
<p>« Souvent, certaines d’entre elles me posaient des questions sur l’accès au logement. Je ne savais pas quoi leur répondre. C’est bien d’avoir une Régie du logement au Québec, mais si les personnes ne disposent pas de l’information qui leur permettra de s’en saisir, ça ne sert pas à grand-chose », illustre-t-elle.</p>
<p><strong>Mardis de la justice</strong><br />
La coalition s’est aussi fixée pour but de recentrer le débat entourant l’engouement que suscite chez la communauté étudiante la course aux stages.</p>
<p>Pour ce faire, Uni-Accès tiendra un premier atelier de discussions sur ce thème, le 2 octobre prochain dans le cadre de son premier mardi de la justice.</p>
<p>« Le sujet des carrières alternatives en droit, autres que celles offertes par les grandes firmes, n’est qu’une des facettes d’un thème plus large qu’est celui de l’accès à la justice », affirme Andrée-Anne.</p>
<p>Les organisateurs souhaitent d’ailleurs que chaque intervenant de chaque faculté s’approprie et mette sur pied ces ateliers de discussions, sous les auspices des mardis de la justice, affirment les fondatrices d’Uni-Accès.</p>
<p>« Nous voulons que les personnes et organismes intéressés appellent Uni-Accès pour nous faire part du sujet qu’ils souhaitent aborder. Nous les aiderons ensuite à louer les locaux et à faire la publicité de leur événement », explique Rachel Doran.</p>
<p>Ces ateliers, prendront la forme d’un 5 à 7 auquel seront invités divers intervenants, afin de discuter de différents thèmes liés un tant soit peu à l’accès à la justice, dit-elle.</p>
<p>L’événement est aussi ouvert à des intervenants actifs en dehors du domaine juridique, qu’ils soient sociologues, économistes, journalistes, etc.<span style="font-size: 13pt" lang="FR-CA"><font face="Times New Roman"> </font></span><span style="font-size: 13pt" lang="FR-CA"><span style="color: black; font-family: Arial" lang="FR-CA"></span></span></p>
<p></span></span></p>
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